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Journal de bord
Samedi 14 juin 2014 et fin de notre aventure
Notre deuxième escale sera à Abu Dhabi. Nous remontons pour notre dernier vol vers Bruxelles à 1h du matin. Nous tentons de dormir mais la tension et le fait que, pour notre bio rythme, nous sommes en matinée ne nous facilitent pas la tache. Plus l'atterrissage approche, plus les nerfs se tendent. Ça y est, nous sommes super excités, les roues de l'avion touchent le sol! Heureusement, nos bagages ne mettent pas trois heures à arriver sur le tapis roulant. Nous récupérons nos 10 sacs rapidement et sans problème. Et nous franchissons, enfin, les fameuses portes vers la salle des pas perdus. Et là, c'est la délivrance! Que d'émotion, que de joie, le tout accompagné de quelques larmes bien évidement. Que c'est bon de se sentir accueilli et aimé comme cela. Merci à vous tous pour votre accueil et merci d'avoir pris de votre temps pour venir nous attendre en ce samedi matin. Après toutes ces accolades, ces câlins et ces bisous, nous prenons la direction du Baudouin, notre club de hockey, pour un merveilleux petit déjeuner entre amis. Le soleil est même de la partie et nous tient bien au chaud, à moins que cela ne soit la kriek! Quel bonheur d'être là, avec vous. Et encore de l'émotion lorsque les amis de Malou le rejoignent pour quelques balles. Même si vous avez du mal à le croire, nous sommes vraiment contents de revenir et de commencer une nouvelle tranche de vie. Après ce très chouette we de retrouvailles avec la famille, les amis, notre programme des prochains jours est bien plein. Nous devons nous occuper des inscriptions dans les différentes écoles. Charly est attendu en classe dès lundi. Malou commence ses examens mercredi 18 et Yann est inscrit au Jury Central pour septembre. Nous devons trouver un logement, une voiture, des téléphones. Les démarches professionnelles et médicales sont également au planning. Je dois passer dans les différentes écoles secondaires d'Anderlecht et Loïc repart en prospection dans les banques. Et tout cela sans oublier de de prendre le temps de savourer des bons matches de foot entre amis. Le paradis quoi. Je voudrais terminer ce journal de bord en vous remerciant du fond du cœur de votre soutien et de vos encouragements à l'égard de notre site. S'il vous a fait plaisir, sourire et rêver, nous en sommes ravis. A très bientôt, pour de bonnes petites fêtes, de bons apéros, de bons matches de hockey et de bonnes troisième mi-temps. L'équipage du Javelot.

Vendredi 13 juin 2014
Un vendredi 13, on n'a plus peur de rien! C'est sans aucun retard mais en ayant dû laisser quelques kg de bagages sur le trottoir, que nous embarquons à bord du premier vol direction Singapour. C'est également sans aucun regret car tout s'est super bien passé et nous sommes heureux de rentrer chez nous dans ces conditions optimales. Ce vol d'après-midi dure 8 heures et sera comblé par des films, des plateaux repas, un peu de lecture. La tension est palpable mais que c'est bon. A part Loïc, fidèle à sa réputation de grand dormeur, nous ne fermons pas les yeux de l'après-midi. En soirée, nous faisons un petite escale à Singapour, juste le temps de rassembler les bagages a mains, de faire un petit tour dans l'aéroport et on ré-embarque. Après le repas du soir et une petite pilule a chacun de nous, nous nous équipons pour tenter de dormir un peu.

Jeudi 12 juin 2014
Cette dernière nuit, à bord, d’Alcyone ne fut pas la meilleure. Il faut dire que plus le grand départ approche plus nous sommes nerveux. Nous prenons, néanmoins, le temps de petit-déjeuner tranquillement au soleil. En suite, la course commence. Nous plaçons toutes nos affaires, en vrac, dans des sacs car nous disposons de deux grandes chambres dans un motel à coté de l'aéroport. Ainsi nous nous rapprochons mais surtout cela sera nettement plus pratique. Trier et étaler nos affaires sur 5 lits, une table, voire par terre est un luxe que nous nous payons. Pendant cette matinée, Loïc a déjà eu l’occasion de faire un aller-retour au motel avec un coffre plein. Nous vidons et nettoyons notre coque jusque 2h de l'après-midi. Nous disons au revoir et remercions chaleureusement nos hôtes de deux mois, devenus amis au fil de l'eau. Durant toute l'après-midi, nous restons enfermés dans nos chambres. Nous faisons, pesons et défaisons pour refaire encore nos sacs. Loïc utilise même un tableau excel qui s'avèrera fort utile. Nous avons droit à 30kg par personne, donc 150kg en dix sacs, sans oublier les bagages à main. Vers 8h, nous sommes prêts à quelques grammes près. Nous pouvons enfin aller avaler une pizza mais un dernier tour à la marina sera nécessaire pour recharger Alcyone de notre sur-poids. De retour au motel, nous fignolons et à minuit tout est fin prêt. Hélas, l'ouverture du mondial, qui j'espérais nous accompagnerait dans ce périlleux travail, n'est que pour 3h du mat! Si je ne parviens pas à trouver le sommeil, je sais quoi faire! Demain, nous devons rendre la voiture à l'aéroport vers 9h et décollage vers 12h. Nous essayerons de vous tenir informer régulièrement via FB. A très bientôt....

Mercredi 11 juin 2014
Après un peu de rangement des cabines et quelques machines, nous prenons le train direction Brisbane centre. En effet, cela fait une semaine que nous sommes arrivés et nous n'avons pas encore été en ville. Brisbane est traversée par une rivière, ce qui offre une très chouette promenade le long de ses berges. Tout le long, il y a de nombreuses pièces d'eau. Elles attirent, les tout aussi nombreux, oiseaux. Ces perroquets, cacatoès et autres ibis resteront l'un des très beaux souvenirs de notre rapide passage en Australie. Nous traversons la ville, à pieds, via les nombreuses allées commerçantes et vers 5h nous récupérons la voiture de location que nous avons réservée afin de faciliter nos dernières heures à Brisbane.

Mardi 10 juin 2014
Des lessives, du rangement, des petites courses, la rédaction de ces quelques lignes, la sélection des photos, la mise à jour du site ainsi qu'un tour à la piscine rempliront cette très belle journée ensoleillée mais venteuse. Toutes les minutes sont comptées et décomptées. Nous sommes super excités et impatients de retrouver tous ceux qu'on aime.
Lundi 9 juin 2014
Nous nous offrons le petit-déjeuner au lit. Bonheur total, on peut faire des miettes dans les draps blancs sans retour de manivelle « de winch ». A 10h, check-out oblige, nous quittons nos délicieuses chambres d'hôtel. Un ciel gris et menaçant remplace le ciel bleu des jours précédents. Qu'à cela ne tienne, c'est un temps idéal pour faire du shopping. Jeans et petits pulls nous rendront présentables samedi aux yeux de nos amis. Vers 4 heures, nous retournons une dernière fois à l'hôtel afin de récupérer nos sacs. 5h nous sommes à l'aéroport et 6h dans l'avion de retour. Cela nous réconforte, pas une minute de retard, pas un sac oublié, enfin presque n'est-ce pas Yann, pas un avion loupé, nous sommes prêt pour le grand départ de samedi! Nous retrouvons avec plaisir François, dont c'est l'anniversaire, Lucas et nous faisons la connaissance de William, le grand frère, venu de Paris pour les vacances. C'est, entre autre grâce à lui, que nous avons bénéficié de ce lift de luxe qui nous aura permis de faire presque 3000 miles depuis la Nouvelle-Zélande et d'arriver en temps et en heure en Australie.

Dimanche 8 juin 2014
Après une nuit parfaite, bien que ponctuée régulièrement par le bruit du mini bar, de l'air-co ainsi que des ascenseurs non loin, nous repartons en vadrouille. Aujourd'hui, nous décidons de prendre le train vers les « Blue Montains ». Après deux heures de train, nous descendons à Katoomba, un petit vent piquant nous rappelle que nous avons quitté la cote pour les montagnes. Nous nous promenons dans cette petite ville et nous nous dirigeons vers le « look out » qui fait la renommée du village. Il s'agit d'un magnifique point de vue sur la campagne australienne. Des montagnes et des forets à perte de vue. Ce paysage nous rappelle celui vu de plus haut, dans l'avion. Pas le temps de rêvasser, il nous faut reprendre le train à 13h30 si on veut être à l'heure pour notre concert. Le décor à la fenêtre du train est gigantesque, de grande étendue de forets principalement composées d'eucalyptus. Hélas, à part les pancartes les annonçant, nous n'avons pas aperçu leurs célèbres habitants, j'ai normé le koala ou le kangourou. De magnifiques montagnes complètent ce panorama très vert. Nous arrivons vers 3h30 en ville et nous nous dirigeons lentement vers l'opéra. A 5h moins quart, nous entrons dans le grand hall. Il y a beaucoup de monde, dont quelques couples en tenue de soirée, champagne à la main. Avec nos jeans, converses et sac à dos, nous dénotons quelque peu. Nous entrons dans une magnifique salle de spectacle. L'orchestre philharmonique de Sydney, une cinquantaine de musiciens sont en train d'accorder leur instrument. Nous nous attendons à écouter un cœur mais à notre grande surprise il y a plus de cinq cents, oui nous les avons compté, chanteurs. Durant 1h30, ils nous épateront de leur voix réunies dans ce cadre majestueux. Deux solistes viendront également nous démontrer leur talent. Nous sortons de là enchanté, c'est le cas de le dire. Et encore de beaux souvenirs à la pelle. Il est donc 6h30 lorsque nous sortons et il fait déjà bien noir. Nous ne sommes pas au bout de nos surprises, lorsque nous sommes sur l'esplanade devant l'opéra, nous sommes impressionnés par le nombre de personnes. Il y a un monde fou. Des milliers et des milliers de personnes dans les rues. Tout le centre ville est fermé à la circulation. Nous apprenons également que ce we conclue la quinzaine du festival VIVID SYDNEY dédié au son, à la musique et aux idées folles. Un grand nombre de bâtiments de la ville sont sublimés par un jeu de lumière et de son. Nous nous arrêtons un long moment afin d'admirer les ailes de l'opéra sur lequel se projette un tableau coloré mobile. Nous continuons à nous promener en ville. Le monde, les nombreuses baraques aux merveilleuses odeurs et les nombreuses animations nous émerveillent. Une ambiance de marché de Noël nous envahit. Nous nous arrêtons dans un resto italien, fort sympa. Ensuite, nous continuons notre découverte de Sydney by night. Il faut dire que hier, nous étions dans notre chambre d'hôtel à 5 h! Nous croissons de nombreux artistes de rues dont deux décorés en tableau de Magritte. Ah, notre petite Belgique n'est décidément pas très loin. Nous nous offrons même une coupe du monde en chocolat belge, au moins nous aurons eu la notre. Vers 10h, Charly nous suppliant, nous rentrons à l'hôtel. Nous reprenons le train et nous savourons le plaisir de rentrer dans un grand lit bien moelleux.

Samedi 7 juin 2014
Réveil 5h30, taxi 6h, aéroport 6h30 et décollage 7h30. Nous sommes très contents de partir pour ce petit we en famille à Sydney, qui n'est pas la capitale de l'Australie mais ça vous le saviez surement. 1H20 de vol avec Virgin Australia et nous sommes déjà 800km plus au Sud et cela se sent. Il fait bien frais, malgré le grand soleil déjà haut dans le ciel. Les shorts et les slaches resteront calmement dans les sacs durant tout le we tandis que vestes et pulls ne nous lâcheront pas d'un poil. Nous allons d'abord à l'hôtel même si, bien entendu à cette heure plutôt matinale, les chambres ne sont pas encore prêtes mais ainsi nous pouvons nous débarrasser de nos maigres bagages. Plus légers, nous partons à l'assaut de la ville. L'hôtel se trouve à coté de la gare centrale, ce qui s'avéra très pratique car le réseau des trains dessert toute la ville et remplace totalement le métro. La cadence entre les trains est soutenue et tous les wagons sont à double étage, très efficace. La ville se trouve sur une butte. Une légère pente relie le haut de la ville vers les rives de la Parramatta River. A pied, nous descendons vers l'eau en passant par le parc Hyde et le jardin botanique. Les espaces verts sont énormes et fort bien entretenus. La végétation y est sympa: palmiers, cocotiers, bananiers, eucalyptus... Le coup d'œil est sensass: en avant-plan le vert de la flore, sur les buildings gris avec le bleu soutenu du ciel en arrière plan: vraiment chouette. Nous nous arrêtons à la terrasse d'un petit café, en effet notre ventre crie famille. La petite tranche de pain banane et l'eau au café reçu dans l'avion est déjà bien loin. Nous sommes surpris par le nombre d'oiseaux exotiques, enfin pour nous, croisés dans les parcs de la ville. Des cacatoès jaunes et blancs, des perroquets multicolores, des ibis qui ressemblent à de grands kiwis blancs, des énormes corbeaux noirs qui dévalisent les poubelles publiques, des petits échassiers avec un masque jaune qui sont vanneaux, des oiseaux blanc et noir de la famille des martins avec la voix métallique ainsi que les éternelles et universelles mouettes crieuses ou rieuses c'est selon. Une très belle collection de cactus occupe également le centre du jardin botanique. Après une bonne heure de marche, nous arrivons au bord de l'eau, de-là, la vue est géniale. Le port, les bateaux, le pont mais surtout ce fameux opéra dont tout le monde parle. Ce grand bâtiment blanc-gris aux formes bien connues domine la baie. Il y a de plus en plus de monde, le responsable de l'agence de voyage nous avait prévenu. Il s'agit du we de la pentecôte et la ville est littéralement envahie par les touristes, dont nous par ailleurs. De plus ce samedi, c'est la commémoration de l'anniversaire de Queen Victoria. Nous assistons, mains sur les oreilles, à une séquence de 12 coups de canon tirés à midi pile en son honneur. Le son se répercute en écho contre les gratte-ciel, effrayant au passage les nombreux oiseaux du parc. Après l'obligatoire séance photo, nous nous approchons doucement du centre ville. Nous sommes surpris de constater que ce que nous prenions pour un grand bâtiment se décompose en trois bâtisses, deux grandes et une petite. C'est vraiment impressionnant! De grands escaliers nous invitent à l'intérieur: un hall, des guichets, une cafétéria, et une boutique remplissent ce lieu d'accueil. Nous en profitons pour aller aux toilettes. Même là on est bouche bée, tout y est rondeur et courbe. Très élégant, sympa ce soucis du détail. Nous demandons, à tout hasard, le programme des festivités. Finalement, nous réservons cinq places pour la représentation d'une chorale, demain. Ce bâtiment est magnifique de l'extérieur mais cela aurait été dommage de ne pas être témoin de l'intérieur et de cette technologie audio hi-tech. Nous quittons ce très bel endroit heureux de notre décision d'assister à un concert. A deux pas de là, s'étend une esplanade occupée par plusieurs restos. De nombreuses tables avec une vue imprenable sur le port, le pont, la ville et l'opéra. Nous avons de la chance de trouver une table au soleil, car il y a un monde de fou, apparemment nous sommes à la “Place to be” de Sydney. Nous nous régalons de magnifiques “fish et chips”, c'est le pied total. Nous sommes dans une magnifique ville, en famille, il fait beau et l'ambiance est excellente. A ce moment-là, nous savourons pleinement notre bonheur. Qu'il est bon d'être à cinq ici. Après cette très bonne pause, nous repartons. C'est maintenant le Sydney coté shopping qui nous appelle. Les enfants, qui ont bien grandis, n'ont plus grand chose à se mettre. De plus, à part des shorts-maillots et des tongues, notre garde de robe est bien maigre. Mais franchement, soit on n'est plus du tout à la mode et complètement « has been », soit les Australiens n'ont pas beaucoup de gout en matière vestimentaire. Une autre chose très frappante ici, comme en Nouvelle-Zélande, les filles ont de cheveux de toutes les couleurs, assortis à leurs chaussures et à leur sac! C'est également la mode des mini-minijupes et des haut-talons, quelque soit le type de jambes entre les deux! Après ce passage par la case lèche-vitrine, car nous avons beaucoup regarder mais rien acheter, à 5 heures nous nous dirigeons vers le Rydges Hôtel. Aux prix des chambres, nous voulons en profiter. Nous sommes installés dans deux grandes chambres communicantes où les lits sont deux fois plus grands que nos couchettes! Seule petite déception, nous avions rêvé d'un bon bain chaud et moussant mais il nous faudra encore attendre un peu. Nous n'avons plus envie de ressortir et nous nous payons le luxe du « room service », du jamais fait. Quel plaisir de se faire servir des plateaux TV. Nous mangeons dans nos lits en regardant Roland! Le retour à la vie normale se passe très bien! Avant de dormir nous passons aussi par l'étage piscine. Et en peignoir dans les couloirs, s'il vous plait!

Vendredi 6 juin 2014
J'ai oublié de souhaiter un merveilleux anniversaire à ma merveilleuse marraine.
Vendredi 6 juin 2014
Nous avons tous fait le tour de l'horloge! Même si nous sommes bien organisés pour nos quarts cela fait du bien de dormir d'une traite et au calme. Étant donné que nous n'avons plus rien de comestible à bord, nous nous attablons à la terrasse d'un pub pour un vrai breakfast à l'anglaise: bacon, œufs, tomates sur toast! Pas mauvais mais vivement les coques au chocolat et les croissants! Nous nous promenons dans cette charmante station balnéaire qui longue notre très grande marina. La vie ici nous semble légèrement ralentie. Nous comprenons assez vite qu'il s'agit d'une ville de villégiature pour des personnes aisées et finissant tranquillement leurs vieux jours. Nous sommes surpris par le nombres d'oiseaux se promenant également en toute quiétude sur les trottoirs et dans le parc de la ville. Des aigrettes blanches, d'autres dont nous ignorons le nom mais surtout une grande quantité de perroquets qui se font remarquer par leurs cris bien prononcés. Nous réservons également un City trip à Sydney. Nous prendrons l'avion demain matin et nous rentrons lundi soir. Cela aurait été dommage d'être en Australie sans passer par cette grande ville. Nous avons réservé également une nuit d'hôtel à coté de l'aéroport car il n'est pas question de rater notre avion. Vous vous souvenez probablement de notre départ un rien rater d'il y a deux ans! Et nous resservons aussi une voiture afin de déplacer nos affaires du bateau vers cet hôtel et de faire un tour dans la campagne Brisbanaise. Des lessives, du rangement, la mise à jour du site ainsi qu'un tour à la piscine finiront de remplir cette très belle journée ensoleillée.

Jeudi 5 juin 2014
Ce n'est pas sans émotion que nous découvrons les lumières de Brisbane à l'horizon en ce jeudi matin. Cette fois, on peut vraiment dire que nous sommes à la fin de notre aventure. Et dire qu'il y a deux ans lorsque nous évoquions cette arrivée, elle nous paraissait tellement loin! Nous sommes vraiment tous les cinq super contents de notre voyage, tout s'est merveilleusement bien passé. Nous pouvons rentrer chez nous sereins. Pour atteindre la ville de Brisbane, il y a un très long chenal de 35miles, à peu près 70km que nous parcourons de nuit, sans soucis, car le balisage est impeccable. Ce chenal est bordé d'un impressionnant port industriel. C'est donc vers 10h que nous nous amarrons sur le ponton de quarantaine en attendant les autorités compétentes qui nous délivrerons le permis de séjour. Et une demi-heure plus tard, ils arrivent en force, même un chien les accompagne. La procédure veut que nous sortions tous sur le pont, le chien et son maitre envahissent notre espace, piétinant même nos couchettes à la recherche de drogues, armes ou autres munitions. Nous n'avions encore jamais été pris d'assaut ainsi, quel accueil! Ensuite de la paperasserie, encore et toujours. Nous terminons par le responsable sanitaire qui dévalise notre frigo. Il jette les derniers fruits et légumes, le salami, le jambon, quelques saucisses et des lardons! Mais il nous dépouille aussi en toute légalité de 200 euros! Nous obtenons enfin le droit d'entrer au pays et de descendre à terre, ce que nous nous empressons de faire. Hélas, il n'y a rien dans les environs. Après une heure de marche dans un zoning industriel, nous décidons de lâcher les amarres et de nous rendre dans une marina à 15 miles de là en espérant y trouver plus de facilités. C'est avec soulagement, que nous atterrissons dans la petite ville de Manly à une vingtaine de km du centre de Brisbane. La marina est fort sympa et pas trop chère, nous y resterons la semaine. Nous nous offrons un petit resto mais pas trop tard car après une semaine de navigation tout l'équipage est fatigué.

Dimanche 1 - Mercredi 4 juin 2014
Durant les trois premiers jours, l'allure est plus que respectable. Le vent nous pousse à une vitesse moyenne de plus de 8 nœuds, ce qui donne environs 200 miles par 24h. Les journées sont rythmées par les repas, un peu de travail scolaires, des jeux de société ou, ceux plus modernes, électroniques et les immanquables siestes. Le choix des voiles, de l'amure et du cap restent au centre des débats afin d'être le plus performant. Mardi est une journée très pluvieuse et venteuse, des impressions de mer du nord nous envahissent. Nous restons tous cloitrés afin de rester secs. Mardi soir, nous sommes contrains d'allumer les moteurs car il n'y a plus assez de vent pour faire bouger les 11 tonnes d'Alcyone. C'est également ce soir que Charly nous demandera tres serieusement de pouvoir un quart pour la première fois. Il est fier comme un matelot lorsqu'on le réveille à 5heures pour son tour de garde avec le capitaine. Il surveille l'horizon, le vent et assiste à son premier lever de soleil sur le pacifique. Pour pigmenter une traversée trop calme, mercredi le moteur tribord décide de se mettre en grève. Il ne faudra qu'une heure à Loïc et François pour détecter la panne et la réparer. Rien de plus que le câble d'embrayage déconnecté mais cela aurait rendu les manœuvres d'accostage nettement plus délicate.

Samedi 31 mai 2014
Nous sommes invités sur kalolo à prendre le café en cette belle matinée de samedi. En suite, nous les accompagnons vers leur terrain. Recemment, ils ont acheté un terrain dans un tout nouveau lotissement à 30 km de la ville. Le promoteur de celui-ci a creusé dans la bande côtière une série de canaux, ce qui permet aux propriétaires de « garer » leur bateau devant chez eux. Pour l'instant, Monik et Pierre-Yves habitent dans leur cata au ponton en attendant la construction de leur nouvelle maison. Nous faisons la visite guidée de ces routes aquatiques en leur compagnie. Vers midi, nous hissons les voiles pour notre dernière grande navigation vers l'Australie. Elle s'annonce très bonne, car tous les paramètres sont avec nous, vent, vagues, nébulosité et courant. Nous assistons à un magnifique couché de soleil sur le pacifique.

Vendredi 30 mai 2014
Pendant que les hommes remplissent les réservoirs de fuel, j'en profite pour remplir le frigo en passant une dernière fois par le marché de Nouméa. Aubergines, courgettes, chou, carottes, navets, oranges, pommes, pamplemousses, il faut prévoir les repas pour 7 personnes durant une semaine. 7 car Harry reste sur la Nouvelle-Calédonie. Quelques 8 miles nautiques nous séparent de l'ilot Signal, soit environ 1h30 de navigation. Là, nous retrouvons Kalolo, cata de 55 pieds, propriété de Pierre-Yves et Monik. Nous passons l'après-midi entre promenade sur le motu et discussion autour un verre de blanc. Il y a beaucoup de monde sur l'ilot. Plusieurs raisons à cela: 1, cet ilot est magnifique avec de très beaux fonds marins. 2, il n'est situé qu'à quelques dizaines minutes de Nouméa pour les nombreux petits bateaux hors-bords. 3, comme chez vous, ce long weekend est férié. Vers 4 heures de l'après-midi, nous levons l'ancre pour l'ilot Ange où le mouillage de nuit est plus confortable. Pierre-Yves et Monik se joindrons à nous en cette fin de journée. De discussions en anecdotes, de verres de blanc en verres de rouge, de chips en steak, l'après-midi devient soirée qui, à son tour, devient nuit. Nous passons une très bonne dernière soirée en Nouvelle-Calédonie même si ce n'est pas l'endroit qui sera dans notre top cinq.

Mardi 27 – jeudi 29 mai 2014
C'est vers 13h, au détour d'une pointe rocheuse, que nous apercevons Nouméa. Quel changement! D'un flan de montagne rouge, aride et désert, nous passons à la vraie ville, où les bâtiments, les bateaux et les marinas prennent possession des lieux. Nous sommes impressionnés par le nombre de voiliers au mouillage, il y a en des dizaines. Nous en reconnaissons plusieurs, déjà croisés en Nouvelle-Zélande ou en Polynésie. Nous jetons l'ancre dans la baie en face de la ville entre trois marinas, toutes pleines à craquer. La ville est grande mais franchement il n'y a pas grand chose à y voir. Les bâtiments, les rues et l'ambiance générale ne sont pas folichons. Cela manque de bonne humeur et de convivialité. Par contre, les rastas, les couleurs, la musique et l'odeur de la Jamaïque dans le centre ville nous interpellent. Ce qui nous faisait sourire et même rire au pays de Bob, à un petit air bien triste et désolant ici. Cette ambiance « cool-man » ressemble plus à de la déchéance qu'à une idéologie. Cela faisait longtemps que nous n'avions pas eu ce sentiment de ne pas être à notre place. Le lendemain, en compagnie d'une charmante famille, vivant ici depuis 4 ans, nous nous promenons sur la cote plus huppée qui borde la baie des citrons et la anse Vata. Ce quartier est en grande majorité fréquenté par les ex-pats. Nous avons l'impression de nous balader sur la promenade des Anglais. Durant cet après-midi, nous avons l'occasion de discuter et d'exposer nos ressentis sur le pays. Très vite, ils nous confirment ce phénomène. Il y a un vrai malaise et une violence sous-jacente tangible entre les Kanaks et les Kaldochs. Les deux clans, pourtant français l'un comme l'autre, ne se mélangent que très rarement. Au vue des titres dans la presse, des affrontements réguliers, parfois fort violents, opposent les Kanaks aux militaires et à la police. Certains groupes extrémistes réclament l'indépendance mais... Il s'agit là d'un problème extrêmement complexe qu'il est impossible de décrire en quelques lignes. Nous vous faisons juste part de nos impressions après ces quelques jours passés en ville. Demain, vendredi, nous sommes attendus sur un petit ilot, par Pierre-Yves et Monik, afin d'y passer la journée. Nous les avions rencontrés à Panama il y a plus d'un an et nous nous faisons une joie de les revoir. En suite, le grand départ pour l'Australie. Une petite semaine de navigation nous sépare de la dernière étape de ce merveilleux voyage de deux ans.

Lundi 26 mai 2014
Après notre traditionnel petit-déjeuner, nous levons l'ancre vers le Sud. Nous longeons Grande Terre sur des miles et des miles sans apercevoir âme qui vive! C'est vraiment tres impressionnant de voir autant de surface vide. Nous naviguons la journée entière à la recherche d'un village, au moteur car il n'y a plus de vent.

Dimanche 25 mai 2014
Lorsque j'ouvre les yeux en ce dimanche, j'aperçois par l'écoutille de ma cabine une longue terre rougeâtre, aride, déboisée et montagneuse. Ce paysage est étrange, pas une route, pas un village pas de signe de vie sur une si longue langue de terre. Une impression de désert lunaire m'envahit, hier encore nous étions dans un petit lagon tout bleu agrémenté de belles petites huttes. Toute la cote Est de Grande Terre est protégée par une barrière de corail, la deuxième plus longue après la grande barrière de corail d'Australie. Nous empruntons une passe et pénétrons dans le lagon. Ce lagon est relativement profond ce qui ne nous permet pas d'avoir les belles couleurs bleu turquoise d'Ouvea. Toujours aucune présence humaine, même pas un petit bateau de pécheurs. Nous naviguons encore une heure avant de jeter l'ancre dans une petite baie en face de quelques habitations. A part un écriteau « privé » en rouge, aucun de signe de vie humaine. Nous petit-déjeunons comme des rois, seuls au monde, sous un soleil de plomb. Nous travaillons pour l'école durant deux bonnes heures. Vers 11h nous levons l'ancre pour descendre plus au Sud et espérant rencontrer quelqu'un ou quelqu'une. Nous nous arrêtons deux heures plus tard au large d'un splendide ilot. Une belle et grande pancarte, mais à nouveau pas un chaton, nous informe que nous sommes dans une réserve naturelle et donc que nous pouvons regarder mais pas toucher. De faite, le snorkeling est magnifique, les poissons bien plus grands que de coutume mais hélas, à nouveau, la présence des requins agrémentée de méduses rendent cette baignade moins magique. De plus, l'eau reste trop fraiche pour la saison à notre gout. Ce mouillage n'étant pas assez sure pour y passer la nuit, nous relevons l'ancre pour la deuxième fois. C'est de nuit que nous trouvons refuge dans une grande baie.

Samedi 24 mai 2014
Nous nous dirigeons encore plus au sud d'Ouvea et nous nous arrêtons en face d'un magnifique lagon intérieur. Le décors est de toute beauté, les couleurs sont épatantes. Nous ne pouvons résister à l'appel de l'eau, même froide, mais car il y a un mais, nous n'avions pas lu tout le dépliant touristique . On aurait dû car celui-ci nous annonce qu'il s'agit d'une réserve naturelle dans laquelle même la baignade est interdite. Nous nous faisons jeter comme des malpropres par des Kanaks locaux fort peu tolérants de notre méprise. On nous avait bien dit qu'ils pouvaient se montrer agressifs dans certains cas! Nous retournons sur Alcyone illico presto et ne trainons pas dans les parages. Nous passons l'après-midi dans les pléiades du Sud, où nous snorkelons en toute légalité mais hélas accompagnés de requins. 60 miles nous séparent de l'ile principale de l'archipel et nous décidons de faire une nave de nuit afin de gagner du temps. Nous sommes rodés pour passer une nuit en mer, Lucas et moi commencerons la navigation. Loïc et Harris tiendrons le quart le plus coriace. François et Yann achèverons cette nuit.

Vendredi 23 mai 2014
Nous nous déplaçons vers le sud dans le lagon d'Ouvea, après le petit-déjeuner. Pendant ce temps, nous travaillons pour l'école car durant la navigation se fut absolument impossible. Nous longeons ainsi une somptueuse et longue plage de plus de 50km de long. Nous nous arrêtons au large d'un village plus important. A nouveau, nous sommes très bien reçus. Les cases du villages sont vraiment très belles et ajoutent beaucoup de charme à ce, déjà, très beau paysage. Les couleurs sont magnifiques, nous retrouvons le bleu turquoise des iles de la Société mais hélas l'eau est froide, à peine 22 degrés. Nous nous mêlons aux habitants pour le repas du midi. Sous les arbres, près du terrain de foot et de l'école, sont regroupées deux ou trois « snacks » à ciel ouvert. Les hommes cuisinent au feu de bois tandis que les femmes nous proposent les accompagnements. Du poulet et du riz avec une petite sauce indéterminée nous seront servis dans une barquette en plastique. Quelques tables sont dressées mais la plupart des Kanaks sont assis par terre sur des nattes tressées. Une partie de bingo occupent une majorité de femmes qui passent un temps fou à cocher des numéros sur des petits bouts de papier. Après ce repas plus typique que gastronomique, nous nous mettons à la recherche d'une carte sims afin d'accéder à la 3G. Pouvoir prendre de vos nouvelles et vous en donner devient notre priorité. Ce qui parait simple chez vous, est extrêmement compliqué ici. Après deux heures de courses folles en stop entre la banque, la poste et la supérette, nous aurons une carte sims mais qui ne sera activée que lundi! Nous passerons donc le we sans connexion! Nous rentrons donc bredouille sur Alcyone où nous assistons à un magnifique coucher de soleil.

Jeudi 22 mai 2014
C'est donc jeudi, au petit matin, que l'on aperçoit les iles de la Loyauté pour la première fois. Celles-ci nous apparaissent plates, peu boisées, entourées d'une couronne de sable. Une barrière de corail définissant un lagon entoure l'ile la plus au nord, Ouvea. A l'entré du lagon, 4 raies mantas viennent nous souhaiter la bienvenue. Hélas, pas le temps de prendre l'appareil photo! Nous mouillons par 3 mètres de fond dans une eau bien bleue en face de plusieurs habitations. Dès que possible, nous allons à terre afin de nous dégourdir les jambes. Nous arrivons dans un petit village. Les maisons en taules des iles Fidji sont remplacées par de très belles huttes en feuilles de cocotier. Les habitants, regroupés en tribus, possèdent un système social bien défini et un chef tribal. Il est de bon ton de se présenter au chef de tribu lorsque l'on débarque à terre mais le kava de bienvenu n'est plus une obligation tacite. Nous avons la chance de tomber sur un très sympathique tenancier de bar-snack-resto, Antillais il est vrai. Nous nous attablons à sa terrasse et dégustons notre maintenant célèbre « coca bien frais post-navigation ». Il y a également une petite épicerie ou nous découvrons avec bonheur de bonnes baguettes. Quelle plaisir de retrouver ce petit croustillant avec un bon café! Nous passons un très bon moment. Le paysage est magnifique. Le climat est détendu et bon-enfant. Nous plaisantons avec les villageois. Nous sommes très agréablement surpris par leur accueil car d'après ce que l'on a entendu, l'hospitalité ne serait pas leur point fort. Mais nous sommes sur des petites iles isolées et c'est une tout autre chose à Nouméa parait-il.

Lundi 19 – Mercredi 21 mai 2014
Nouveau départ vers la Nouvelle-Calédonie à 6h du matin. Le vent s'est légèrement calmé mais il reste fort. Tout au long de la traversée, il ne descendra pas sous la barre des 20 nœuds. Lors du franchissement de la passe, le courant et les vagues de face nous secouent violemment. On déplora la mort de la télé par chute fatale. Une fois ce passage difficile effectué, la mer se calme un peu et le bateau retrouve un semblant de stabilité mais nous sommes au près, ce qui reste l'allure la moins confortable pour le bateau comme pour les passagers. Des creux de 3 à 4 mètres nous secoueront également tout au long de ces trois jours de nave. Loïc et François s'en donnent à cœur joie. Nos deux navigateurs en herbe passent leur temps à régler les voiles. Ils bordent, ils larguent, un tour de manivelle de winch par ici et un autre par là. Le choix des voiles et du nombre de ris adéquats sera également leur sujet de prédilection durant cette nave sans oublier de faire le bon choix entre vitesse et cap. Ils sont toujours à la recherche du meilleur rendement entre vitesse, cap, sécurité et confort. Grâce à ces réglages judicieux Alcyone fonce vers la Nouvelle-Calédonie et nous emportera à une vitesse de 200 miles par 24h. Nous ne sortons même pas la canne de traine car nous allons trop vite. Il y a plus de risque de casse que de prise. A bord, nous nous organisons fort bien, chacun trouvant ses marques et son rythme. Les patchs ou autre petites pilules nous aidant à rester en forme malgré une mer bien formée mais pas assez pour se pencher sur nos cahiers. Mercredi, nous passons au large des Vanuatu's. Hélas au vue de notre timing relativement serré, nous ne nous y arrêterons pas. Peut-être une prochaine fois!

Dimanche 18 mai 2014
Il y a plus de 30 nœuds de vent lorsque nous hissons les voiles en ce début de navigation. Étant donnée cette météo, et surtout notre départ tardif, nous décidons de faire une halte pour la nuit juste avant la passe afin de partir demain matin en toute sécurité. Nous jetons l'ancre dans une belle baie face à un petit hôtel fort sympa sur Malolo Island. Hélas, nous ne sommes plus autorisés à descendre à terre. Nous nous consolons devant un bon apéro. Notre nouveau récipient à Kava sera inauguré et belgo-transformé en bac à chips!

Dimanche 18 mai 2014
Après les démarches administratives de sortie du pays, au port voisin situé 10 miles plus loin, nous levons le camp direction la Nouvelle-Calédonie. Nous avons passons deux semaines dans ce paradis et nous sommes littéralement sous le charme. Nous avons vu des magnifiques iles paradisiaques, nous avons rencontré des fidjiens ultra-sympas et nous avons côtoyé la jet-set pour quelques heures. Un cocktail parfait pour un séjour inoubliable. Un peu plus de trois jours de navigation nous séparent de notre prochaine destination. Celle-ci s'annonce très bien, bon vent et bonne direction.

Samedi 17 mai 2014
Derniers préparatifs avant notre départ prévu demain. Nettoyage, Lessive, courses, essence, ... hélas tout cela sous la pluie. Nous prenons tout de même le temps de visiter le yacht voisin... Luxe, luxe et encore un peu de luxe. Le plus impressionnant reste la salle des moteurs! Nous passons également une bonne soirée avec tous les « Ken » et les « Kennette » du Belle Aimée, du Big Blue, du Plan B, du Legacy et du Masteka2. Une trentaine de jeunes, qui ont tous des histoires différentes à raconter mais ayant tous un penchant incontestable pour la fête. Loïc et Harry pousseront même la soirée jusqu'à 4h avec le roi de la tequila, propriétaire du Big Blue.

Vendredi 16 mai 2014
Dans un petit mois à peine, je pourrai te remettre en personne ton cadeau d'anniversaire. Non pas un yacht, non pas un hélico, pas de « Ken » non plus mais bien un t-shirt des iles Fidji! Bon annif à ma petite soeur adorée.

Jeudi 15 mai 2014
Après notre matinée studieuse, nous prenons le bus vers Nadi. Il fait lourd, la température tourne autour de 35° à l'ombre, le bus est bondé et cerise sur le gâteau nous sommes assis sur des sièges en skaï. Heureusement, fenêtres et portes restent ouvertes, ce qui permet de reprendre son souffle dès que le bus se met en route. Cette ville ne se trouve qu'à 5 km de la marina mais c'est un tout autre monde. Tout d'abord, le bus traverse une zone hyper-artificielle dédiée aux hôtels les plus luxueux. Les allées sont somptueuses, les entrées des palaces impressionnantes, tout autour: terrains de golf, restaurants et autres boutiques de luxe pullulent. Sofitel, Radison, Hilton... il y en a pour tous les gouts mais pas pour toutes les bourses! Ensuite, le bus passe un pont scabreux, qui craque de partout. Nous l'avions oublié mais les installations touristiques et la marina se trouvent sur une presqu'ile. Ce pont représente une frontière virtuelle entre le « chic Fidji » et le « real Fidji »! Pour preuve, il y a des gardes à qui il faut montrer patte blanche. Seuls quelques taximen sont autorisés à se rendre aux hôtels afin d'y prendre des clients. Il doit y avoir des magouilles là-dessous! Donc après ce passage, voila enfin le Fidji plus authentique qui s'ouvre devant nous. 10 minutes plus tard, nous nous promenons le long de l'artère principale. Il y a beaucoup de monde. Nous reconnaissons 3 couleurs de peau: du brun, du doré et du jaune. En effet, la population est principalement composée de Polynésiens, d'Indiens et de Chinois. Nous ressentons une certaine tension entre-eux car les Chinois et les Indiens jouent, apparemment, à casser les prix. Les fidjiens nous accostent régulièrement dans la rue mais nous ne ressentons aucune pression. C'est toujours bon-enfant, poli et respectueux. Ils veulent biensur souvent nous vendre quelque chose mais ils nous proposent aussi souvent leur aide ou ils veulent simplement savoir d'où on vient et ce que l'on pense de leur pays. Notre premier arrêt sera chez un coiffeur. Les trois garçons passerons à la casserole pour un total de 10 euros! Pas cher! Au détour d'une rue, nous nous arrêtons dans un magnifique marché qui sent bon les ananas, les papayes, les tomates mais hélas avec une arrière odeur de Kava. Et oui, cette racine est omni-présente: sur les iles déserts, sur les t-shirts touristiques comme dans les rues! Nous sommes également accostés à plusieurs reprises par des vendeurs, qui sentent que l'on est tenté de ramener dans nos valises, le beau et grand plat en bois à kava. Rassurez-vous pas pour vous faire gouter à cette boisson mais afin vous inviter et de vous servir des chips! Pour rejoindre la marina, nous prenons le taxi, à peine plus cher que le bus, 8DF = 3 euros pour 5. C'est vraiment l'un des pays les moins chers que nous ayons traversé. Ce soir, nous nous offrons pour le troisième soir consécutif, un petit resto. A force de cohabiter sur le ponton des yachts, nous prenons des mauvaises habitudes! Mais c'est si sympa de s'installer en terrasse et de se faire servir alors que la température devient plus respirable, 30 degrés!

Mercredi 14 mai 2014
Le plus embêtant avec ces énormes yachts c'est qu'en plus de nous prendre le soleil, ils laissent tourner leur générateur toute la nuit et à 7h du mat tous les « Ken » sont sur le pont pour briquer, astiquer, nettoyer et frotter, tout cela en musique biensur! Ce matin, en nettoyant leur grand boot à grandes eaux, ils nous ont aspergé par la même occasion, ce qui réveilla François en sursaut, vu qu'avec cette chaleur il dort le hublot ouvert! Heureusement tout sèche vite aussi! Nous passons la journée entre livres scolaires, boutiques, laverie et re-resto...

Mardi 13 mai 2014
Nous naviguons une grande partie de la journée et nous arrivons dans la marina de Denarau, sur l'ile principale, vers 3h. Nous accostons au ponton entre les super yachts de luxe. Il y en a de tous les cotés, c'est assez impressionnant de se trouver ainsi entourés d'autant de millions. Nous sommes, d'un coup, complètement dépaysés car c'est le Fidji touristique que nous découvrons maintenant après ces 10 jours d'iles désertes. Des touristes à la pelle, surtout des Américains et des Australiens, des échoppes qui proposent toutes sortes d'excursions à la journée, des bars, des magasins de souvenirs, des taxis... Nous nous attablons au Hard Rock Café afin d'y siroter un bon coca bien frais et de profiter de la promotion: « 5 t-shirts dans le sac pour le prix de 4 ». C'est tout de même bien sympa le retour à la civilisation! Après une longue douche à la marina, nous choisissons un petit resto pour ce soir. Cela fait du bien de se faire servir. Évidemment, nous ne sommes pas à Levuka où les plats ne coutent que 4 euros mais c'est drôlement sympathique. Nous trinquons à notre retour, dans un mois nous serons dans l'avion.

Lundi 12 mai 2014
Nous levons le camp au petit matin et nous nous dirigeons toujours un peu plus vers le sud. Le vent est parfait et Alcyone traverse les vagues à une vitesse impressionnante en faisant jaillir, à l'étrave de ses coques, des colones d'eau tels des geysers dans le désert. Heu, on s'y est mis à 5 pour pondre cette magnifique phrase, lors oui vous pouvez la relire! C'est vraiment un bon bateau, vitesse moyenne de 10 nœuds avec des pointes à 14! Nous jetons l'ancre dans la Yalobi Bay. Nous y déjeunons, travaillons pour l'école et certains gouteront même à la sieste. Le mouillage n'étant pas parfait nous repartons en après-midi. Nous mouillerons une heure plus tard au large de la petite ile de Navadra. A nouveau, nous sommes sous le charme de ces iles paradisiaques et désertes. Juste pour vous mettre l'eau à la bouche et parce que je n'en suis pas peu fière, nous nous délectons d'une tajine d' espadon, parfumée de cannelle, d'abricots, de raisins et de miel, sur son lit de semoule fine... Tous nos sens sont en éveil. Tout d'abord la vue, avec ce paysage extraordinaire. En suite, le gout et l'odorat avec ce bon petit plat, suivi du toucher avec cette chaleur, tournant sans cesse autour des 30 degrés de jour comme de nuit, qui nous enrobe. Seul l'ouïe reste un peu sur sa faim car il n'y a pas un bruit à part peut-être le chant des vagues sur la plage et le sifflement du vent dans les cocotiers!!!

Dimanche 11 mai 2014
Nous naviguons toute la matinée afin de rejoindre la pointe sud de l'ile de Yasawa. Nous jetons l'ancre juste devant un petite village en bord de plage. Nous partons à l'assaut des récifs de corail armés des éternelles palmes, masque et tuba. Après ce rafraichissement tout relatif, l'eau est tout de même à 29°, nous nous dirigeons vers le village où nous sommes accueillis par trois “mamas” fidjiennes. On ne peut pas dire qu'elles fassent rêver ou qu'elles évoquent les vahinés des iles du pacifique mais on va dire qu'elles sont authentiques. Aux iles Fidji, la coutume veut que lors d'une visite, un demi-kilo de racines de yaqona, les rhizomes d'une plante parentée au poivre sauvage, soit apporté en cadeau, pour la préparation du fameux Kava, la boisson de bienvenue locale. Comme nous n'avions pas encore eu l'occasion de nous en procurer, nous profitons de la micro-boutique du village pour en acheter et le leur offrir. Nous sommes attendus vers 6h pour la cérémonie officielle. Elles nous demandent par la même occasion d'apporter quelques biscuits sucrés, d'après leurs dires ils se marient très bien avec ce breuvage et aussi un galon d'essence pour leur générateur, ce qui devrait nous permettre d'avoir de la lumière ce soir! Ce village est tout aussi démuni que le précédant, mais il y a une odeur franchement désagréable amenée par le vent. Nous sommes également un peu déçus des habitants, qui nous semblent moins sympas et nettement plus dans la demande que dans le partage. Nous retournons à bord d'Alcyone afin d' y passer une fin d'après-midi relaxe. A 6h, alors qu'il fait déjà quasiment nuit, nous débarquons sur la plage chargés des biscuits, du produit anti-moustique, de l'éternel appareil photo et d'essence. Quelques minutes après, la lumière apparait dans toutes les cases sauf sous notre tonnelle où seul une petite lampe à pétrole nous éclaire! Nous sommes installés, à même le sol sur une natte autour de 5 femmes. La première nous prépare le Kava, elle mélange la poudre, obtenue à partir des racines pilonnées, à de l'eau et à d'autres ingrédients tenus secrets. Sur le net, on peut lire que ces racines sont mâchées avant d'être recrachée pour en extraire le jus... Nous avons préféré ne pas poser la question. Deux autres femmes rappent des sortes de noix qu'une quatrième mettra en forme et roulera dans une feuille de bananier en vue du petit-déjeuner de demain. Et la cinquième est au téléphone! Et oui, même ici, au bout du monde alors qu'ils boivent des racines au gout terreux mélangées à de l'eau douteuse, qu'il n'y a pas de cuisine et encore moins de sanitaires, ils ont tous ou presque leur GSM! On ne peut pas arrêter le progrès! Bref, on fait abstraction de ce petit détail et nous commençons les tournées des bolées. Cette fois-ci, les enfants auront le droit de gouter! Et quel souvenir! A nouveau ce gout minéral très prononcé et ce petit effet anesthésiant s'emparent de nos papilles. Entre chaque tournée, nous en profitons pour discuter et en apprendre un peu plus sur leurs habitudes de vie. Des enfants et un homme se joindront à la discussion. Après 4 voire 5 tournées, quand on aime on ne compte pas, autant de claps dans les mains, autant de “bula” et de “vinaka”, nous leur disons avec gentillesse bonsoir en les remerciant chaleureusement. Vite nous fonçons à bord, rien de tel qu'un bon verre de vin ou une bière bien fraiche avec des chips!

Samedi 10 mai 2014
Nous restons mouillés tranquillement dans cette baie paradisiaque toute la journée. A 8 heures comme prévu, nous allons chercher notre pain. Loïc et François reviennent avec 8 beaux pains briochés. Pendant que nous nous régalons de ce petit-déjeuner sur-mesure, nous voyons arriver vers Alcyone une barque pleine d'enfants. Avec un sourire jusque derrière les oreilles, ils nous apportent des pains!!! Ils ont entendu que nous en n'avions plus! Nous acceptons avec plaisir leur panier encore tout chaud!!! Nous sommes donc en possession de 18 pains. La journée commence bien! Nous travaillons pour l'école le matin. L'après-midi n'est pas très originale mais savoureuse. Nous nous délectons des joies de la plage, du snorkeling, du farniente sur cette ile magnifique, désertique, magique, et j'en passe des Fidji. Waouhhhh....

Vendredi 09 mai 2014
Nous levons l'ancre dès le matin vers Yasawa. La navigation est très calme et nous travaillons pour l'école durant la matinée. Alors que nous sommes en train de déjeuner, la canne se met à hurler. Nous délaissons, tous, très vite nos couverts et nous nous mettons en mode « pécheurs ». Il ne faut pas relâcher notre prise car nous n'avons plus beaucoup de protéines animales à bord. Au début, nous avons l'impression qu'il s'agit d'un beau spécimen de tazar, en suite nous pensons plutôt à un barracuda. En tous cas, c'est du gros car la canne n'a jamais autant tirée. La ligne se fait plus courte et nous nous rendons compte, avec joie, de la taille imposante de notre prise. Lorsque nous avons l'impression d'apercevoir des aillerons, nous imaginons plutôt, avec dégoût, un requin. Finalement, nous serons émerveillés par l'énorme espadon au bout de notre hameçon. Malou livrera une bataille féroce et courageuse pour le maintenir sur la jupe. Yann le calmera de plusieurs coups de manivelles bien placés et Loïc le découpera en tranches. C'est le plus gros poisson jamais ramené à bord du Javelot et d'Alcyone. Il mesure 2m40 et pèse plus de 40kg. En plus des délicieux repas en perceptive, cet espadon nous offre un véritable cours de biologie marine. Comme la plupart des grands poissons, celui-ci ne possède pas d'écailles mais une peau qui fait penser à du cuir. Savez-vous que son énorme voile dorsale possède un rangement, comme la capote imperméable des sacs à dos de rando ou l'aileron d'une Porche! Le rostre, cette protubérance constituée d'os est recouverte d'une peau rugueuse comme la langue d'un chat. Son palet ressemble à une passoire qui retient les poissons et les guide vers son estomac en laissant passer l'eau vers les branchies. Yann poussera même la dissection à son comble lorsqu'il désorbitera notre pauvre marlin!!! Tout cela nous occupe jusqu'à trois heures de l'après-midi. Lorsque nous levons enfin les yeux de notre tâche, la vue est magnifique. Nous avons emprunté le passage de Vatu-I-Ra et nous sommes maintenant le long de Wasaya Island, du côté ouest de l'archipel. Nous jetons notre dévolu sur une magnifique baie, Labatia Point, en face de ce que nous croyons être un hôtel mais qu'il s'avèrera être une maison privée en construction. Nous sommes accueillis par un des travailleurs qui nous ouvre la route, en dinghy, entre les patates de corail et qui nous montre un endroit de mouillage sécurisé. François reste à bord pour surveiller son bateau et nous filons à terre. La plage est somptueuse, une énorme bande de sable blanc borde cette ile allongée et peu boisée. Les collines sont principalement recouvertes de hautes herbes dans lesquelles les palmiers jouent aux géants. Nous sommes accueillis par les ouvriers qui nous démontrent, à nouveau, toute leur gentillesse. Ils s'arrêtent tous de bosser, viennent nous serrer la main et se présentent à tour de rôle. Ils sont curieux de nous entendre et nous posent de nombreuses questions sur notre voyage. Lorsque nous leur demandons s'il y a moyen de trouver une petite épicerie, ils ouvrent de grands yeux. A part un hôtel, tout au bout de l'ile, qui revend quelques marchandises, rien qui ne ressemble à un magasin sur cette ile. Bon, je vais devoir faire du pain pour demain mais le plus embêtant, il nous manque de citrons pour le tartare d'espadon! En voyant nos mines déconfites, ils nous apportent une grosse poignée de citrons et se proposent de nous faire le pain pour demain matin 8 h! Génial... Après ce premier excellent contact, nous nous engageons sur la route du village. Celle-ci ressemble d'avantage à un sentier qu'à une route!!! Nous nous servirons de bananes en chemin! Le village, avec une quinzaine de maisons de taule se trouve à 30 minutes de marche. Il y a une grande bâtisse au centre, qui nous l'apprendrons plus tard, sert de salle commune, d'église, d'école et possèdent probablement encore bien d'autres fonctions. Les sanitaires sont plus que rudimentaires, la mer faisant fonction. Les cuisines se contentent d'un chaudron, d'un feu de bois abrité d'une bâche en piteux état. Nous y sommes à nouveau très bien reçus. Tous se joignent à notre petit groupe pour entendre nos histoires. Nous leur posons aussi plusieurs questions, quant à leur mode de vie et aux cyclones qui ravagent chaque année leurs iles. Les garçons qui préfèrent les vagues aux palabres, s'éclipsent et se jettent à l'eau. Ils sont très vite rejoints par une dizaine de gamins. Que c'est beau et bon de les voir s'amuser ainsi. Tous les sépare et pourtant sur leurs visages, les mêmes sourires, les mêmes expressions de joie, le même regard brillant face à ces jeux de plage. J'en suis vraiment émue, et là notre voyage prend tout son sens! J'espère que ces moments resteront gravés à jamais dans leurs mémoires et les aideront à se construire et à leur ouvrir l'esprit. Il est vraiment important de ne pas voir trop petit, autour de sa seule personne, et de se rendre compte comme la vie est belle. Après une heure en leur compagnie, nous retournons vers Alcyone, un sourire béa sur les lèvres, en longeant la plage cette fois. Un apéro royal, fait d'un tartare d'espadon frais arrosé de jus de citron fidjien, suivi de steak d'espadon doré à la poêle, qui ressemble à s'y méprendre à du thon, le tout accompagné d'un petit Clos Marguerite bien frappé! FormiTable!

Jeudi 08 mai 2014
Notre départ est quelque peu retardé car durant la nuit la chaine de l'ancre s'est enroulée à plusieurs reprises autour d'une patate de corail. Heureusement, nous avons à bord un prof de plongée en la personne d'Harry. Il se jette à l'eau, détendeur en bouche et bouteille sous le bras. Une demi-heure sera nécessaire pour dégager Alcyone des fonds marins. Nous avons une grande navigation de prévue aujourd'hui, environ 60 miles, avec le Javelot on aurait mis 10 heures, Alcyone nous boucle cela en 7h chrono. Il faut dire que le vent est parfait, 15 nœuds au portant. Ce qui permet même de sortir le gennaker, une magnifique voile de plus de 120 m²! Un bel appartement! Le temps est splendide. Nous naviguons entre ces iles de toute beauté, qui proposent une végétation verdoyante et nous offrent à nouveau un contraste magique entre les teintes de bleu et de vert. Même les dauphins sont d'humeur joyeuse. Vers 3h de l'après-midi, nous jetons l'ancre dans une magnifique baie, non loin d'une plage déserte sur une ile perdue, Yadua Island. Dès les manœuvres de mouillage terminé, l'annexe nous emmène sur cette plage paradisiaque, sans François, qui surveille son bateau. Cela a du bon de ne plus être capitaine! Nous nous promenons sur cette plage vierge et tentons, en vain de pénétrer dans la foret. La végétation, composée de palmiers, cocotiers et autres arbres typiques de ces climats tropicaux, est extrêmement dense, absolument infranchissable sans machette. En fin d'après-midi, vient l'heure de la pêche. Harry et Loïc nous ramènerons 8 poissons, et de merveilleuses petites papillotes sortiront du four une heure plus tard. Le seul petit bémol de ces iles désertiques, je vous le donne en mille, et bien il n'y a pas internet!!!

Mercredi 07 mai 2014
Comme à notre habitude, nous bougeons de bonne heure et découvrons une nouvelle baie de mouillage pour notre petit-déjeuner. En suite, école pour tous, juste avant de passer aux matières aquatiques. Notre après-midi sera néanmoins quelque peu gâchée par de gros nuages laissant échapper trop souvent à notre gout de grosses goutes de pluie. Nous terminerons cette journée harassante par une soirée pizza!!!

Mardi 06 mai 2014
Nous quittons le petit village de Lefuka de bonne heure. Juste le temps de lever les voiles et nous sommes ancrés dans une superbe baie à l'heure du petit déjeuner. L'endroit est paradisiaque. D'après les villageois, ce serait le repère de Tom Cruise! L'ile, Wakaya, est magnifique et privée. Une grande affiche nous informe très clairement que les visiteurs ne sont pas les bienvenus. Malgré ce décors de rêve, et un grand soleil les quarte garçons travaillent très sérieusement pour l'école durant la matinée. Plusieurs tortues viendront les encourager en montrant le bout de leur nez autour du bateau. Dès la fin des cours, ils enfilent leur maillot et se jettent à l'eau. Nous passons une journée magique entre baignade, pêche, jeux, apéro... Que du bonheur.

Lundi 05 mai 2014
Nous quittons ce magnifique mouillage de bonne heure, car nous sommes attendus au village pour les dernières formalités d'entrée dans le pays. Il nous faut encore régler quelques détails avec les douanes et l'immigration. Nous profitons aussi de notre passage a la ville pour faire quelques achats, pain, œufs, légumes, fruits, poulet surgelé et saucisses douteuses feront l'affaire. Loïc use de tous ses talents afin de nous équiper un bon accès internet à bord. Nous fouillons tout le village à la recherche d'une machine à laver, en vain. Nous faisons le plein d'essence, et oui nous avons abuser du carburant durant notre traversée!

Dimanche 04 mai 2014
C'est à l'aurore que nous larguons les amarres, direction un petit mouillage bien plus sympa, signalé par notre ami le douanier! Après 2 heures de navigation, entre les patates de corails, nous jetons l'ancre aux abords d'un petit motu sur lequel nous apercevons quelques bungalows. La végétation est dense, faite en grande partie de cocotiers et de grands arbres tropicaux. Une magnifique plage de sable fin borde cette mignonne petite ile. Ce matin, une légère pluie nous condamne à rester à l'intérieur et à travailler pour l'école mais dès le début d'après-midi, le temps de dégage et nous plongeons avec ravissement dans une eau claire, chaude et bleue. Nous faisons un magnifique snorkeling, un des plus beaux qu'il nous a été permit de voir en deux ans. De nombreux coraux, des centaines de petits poissons multicolores, des anémones et autres éponges nous offrent un très beau panorama marin. Cela fait un bien fou de redécouvrir les joies de l'eau après 5 mois d'abstention. Nous nous risquons également sur le motu où nous sommes accueillis par deux jeunes Fidjiennes qui nous font faire le tour du propriétaire. Il s'agit d'un petit « resort » en tout simplicité et très authentique! Elles nous proposent de partager le repas des pensionnaires et ceci pour 10 DF, ce qui fait environ 3,5 euros. Nous n'hésitons pas longtemps et nous voici à 6 heures du soir, sous une belle voute étoilée et éclairée par une petite lune, dans le dinghy en route vers notre table d'hôte. Avant de manger, nous sommes invités à partager la boisson locale, le Kava. Non pas les bulles bien connues de certains et de certaines mais une boisson traditionnelle faite à partir de racines et macérée dans de l'eau. Nous nous déchaussons et rejoignons une vingtaine d'hommes déjà assis à même le sol, sur de nattes, dans une grande pièce rectangulaire. Un imposant récipient contenant ce breuvage brunâtre, pas très appétissant, se trouve au centre de la pièce. Nous comprenons bien vite le rituel de cette cérémonie. Chacun à notre tour, nous nous voyons offrir un bol. Avant de s'en emparer il faut taper une fois dans les mains. En suite, il faut terminer son bol d'une traite et remercier en applaudissant trois fois. Cette boisson, non alcoolisée à un gout de terre pas très agréable et surtout un petit effet anesthésiant. Après quelques minutes, une sensation de grosse langue et grosses lèvres apparaissent, un peu comme chez le dentiste. Bizarre! Il parait qu'il ne faut pas en abuser mais ils nous en servent tout de même a quatre reprises. Ne sachant pas si la tradition permet de refuser, nous terminons docilement nos bolées. Nous sommes très contents et émus d'être la et de partager cette tradition avec les Fidjiens de cette petite ile. Nous terminons cette très bonne soirée par un poulet curry fort bien réussit.

Samedi 03 mai 2014
C'est au petit matin que l'on peut crier « terre en vue ». C'est toujours une belle émotion de découvrir de nouveaux paysages et de nouvelles iles. Nous sommes excites et ravis d'être dans ces iles rêvées des Fidji surtout après 8 jours d'une traversée « up and douwn». A savoir: pas ou beaucoup de vent, peu ou grosse mer, soleil ou pluie, nous avons tout vu durant cette semaine de traversée! Je profite des deux heures qui nous séparent encore de l'accostage pour ranger, à l'abri des premiers regards, nos produits laitiers, les fruits et légumes, les œufs et autres aliments proscrits par le gouvernements des Fidji. Nous hissons le pavillon jaune, nous nous présentons à la VHF et nous nous amarrons au quai du village. Nous sommes à Lefuka, une petite ile à l'est de l'ile principale. Loïc et François se rendent à la douane et à l'immigration, mais ils n'ont pas le temps de faire les différentes démarches administratives. Non pas parce qu'on est samedi mais parce qu'il y a un match de rugby qui doit débuter dans quelques minutes! Ils gardent donc nos passeports et nous proposent de revenir les chercher lundi. Ils nous permettent tout de même de descendre à terre une fois que les services sanitaires seront passés à bord. En effet, quelques minutes plus tard nous accueillons le responsable santé. Un très sympathique fidjien, qui n'ouvrira même pas les portes du frigo et qui confira à Loïc et Harry la tache de bomber le bateau pour la fumigation. Il faut faire vite car lui aussi voudrait voir le match! Nous sommes donc acceptés et le bienvenu dans ce pays qui nous semble fort sympathique! Autre plaisir des Fidji, il fait chaud! Le thermomètre grimpe jusque 30 degrés dans notre cabine! Que c'est bon ça! Nous nous promenons sur la rue principale, les habitants paressent curieux et sont extrêmement gentils. Tous nous accueillent avec des « Bula», le « salut » local. Bien vite nous sommes guidés par le bruit vers le terrain de rugby. Il s'agit d'une rencontre officielle entre le village et les représentants de l'ile principale, Suva. En quelques minutes, nous sommes plongés dans la vie locale du village avec ravissement. Après le match, rien de tel qu'un petit verre. Nous nous arrêtons au Royal Hôtel, pour prendre un bon coca ou une bière bien fraiche. Le premier verre après une navigation fait toujours un bien fou. Nous nous installons dans un beau bâtiment de style colonial. Là, nous avons notre premier contact avec la monnaie local. Ces 8 consommations nous couterons 36 dollars fidjiens, ce qui correspond à 12 Euros! Pas cher. Nous nous promenons encore un peu dans le village. Comme la nuit tombe dès 6h et que nous avons cuisiné durant une semaine durant, nous nous offrons un petit resto. Nous mangeons et buvons pour 50 euros à 8, vraiment pas cher! Hélas, pour notre première nuit entière, nous ne dormirons pas très bien. En effet, le vent s'est levé et il nous pousse sur le ponton en faisant crier les par-battages et les aussières!

Vendredi 02 mai 2014
Nous passons cette journée de navigation entre l'école, l'atelier réparation du moteur de l'annexe, lecture, des jeux, un film, des crêpes et une nouvelle daurade qui se prend dans nos lignes. Le vent n'est pas très fort mais il est chaud! En une semaine, nous avons pris plus de 10 degrés, cela fait vraiment plaisir. Nous pouvons enfin laisser les pulls, pantoufles et autres chaussettes au placard.

Jeudi 01 mai 2014
Le temps est enfin propice à une bonne journée de voile. Soleil, ciel bleu sans trop de nuages. 15 nœuds de vent au portant. Le paradis. Alcyone nous montre toutes ses capacités et nous emporte à une vitesse moyenne de 8 nœuds en tout confort. Si on se maintient à cette allure, nous espérons atteindre notre but samedi matin.

Mercredi 30 avril 2014
Il pleut, il pleut et il pleut encore toute la journée. Nous sommes donc confinés dans le carré intérieur. Mais nous sortons tous sans hésitation lorsque nous entendons enfin la canne à pêche se déroulée. Après 6 jours de navigation, nous ramenons notre première daurade sur la jupe d'Alcyone. Victoire! Nous la savourons en tartare et en steak!

Mardi 29 avril 2014
Tout va toujours très bien à bord. L'ambiance est excellente et les apéros sur le pacifique avec en toile de fond de magnifiques couchers de soleil se succèdent. Hélas, nous n'avons vraiment pas assez de vent pour faire avancer ce beau bateau. C'est donc une alternance de navigation à la voile et au moteur. Ce qui provoque aussi de nombreux changements de voiles. Nous progressons, de fait, plus lentement que prévu. Ce qui allonge la traversée d'un jour ou deux. Nous n'avons pas de chance à la pêche, trois fois un poisson mord à notre leurre mais à chaque fois il se détache...C'est dommage car après 5 jours de navigation, nous avons épuisé nos réserves de viande et nous sommes condamnés à un régime végétarien. Pour le fun, je vous fais partager ma frayeur de ces derniers jours. Il y a deux jours, un doute s'installe en moi. En effet, lorsque je lis ou écris et même pour couper un oignon, je vois flou! J'essaye, en douce, les petites lunettes de lecture de Loïc, et oui il a passé, lui, ce fameux cap, je vois nettement mieux. Gros coup de vieux!!! Mais heureusement, il s'agit d'un effet secondaire bien connu du patch que je me suis collée derrière l'oreille, histoire d'éviter le mal de mer!!! Soulagement, j'ai encore quelques mois de répit devant moi avant ces petites lunettes qui nous rappelle que le temps passe plus vite que l'on ne le voudrait!

Dimanche 27 – Lundi 28 avril 2014
Le vent nous a lâché complètement! C'est donc avec le ronron continu des moteurs que nous progressons sur cette énorme étendue bleue. Ce calme nous permet de travailler pour l'école, de lire, de jouer et de se mijoter de bons petits plats. Mais quel dommage de ne pas sortir les voiles lorsqu'on est à bord d'un Outremer 55!

Vendredi 25 - samedi 26 avril 2014
C'est donc vers midi que nous prenons la mer direction les Fidji. Le temps est beau. Il y a un bon vent, entre 20 et 25 nœuds, qui nous emmène à 10 nœuds de vitesse. Alcyone étant plus grand et surtout ayant des coques beaucoup plus effilées que le Javelot, il est nettement plus rapide et sportif. Que c'est bon de naviguer et de retrouver ce magnifique paysage de désert marin. Nous sommes ravis de voguer vers de nouvelles aventures. La Nouvelle-Zélande nous a bien plu mais après cinq mois nous en avons fait le tour! La nuit tombe vite. Il n'est que 6h30 et il fait déjà nuit noire, on ne voit même pas la pointe du bateau. C'est toujours aussi impressionnant d'avancer ainsi à l'aveugle. De plus, nous n'aurons pas la chance de naviguer avec la lune cette semaine. Lucas et moi-même prenons le premier quart de nuit jusqu'à une heure du matin. Pour le plus grand bonheur de celui-ci, nous profitons de ce moment de calme pour faire des math! Loïc et Harry assure la surveillance entre une heure et cinq heures du matin. François et Malou ou Yann en alternance, terminent les gardes de nuit. Hélas, durant la nuit le vent tombe progressivement et à 7h du matin, il nous faut allumer les moteurs afin de progresser sur une mer d'huile sans un pet de vent. Dans ces conditions météo, le panorama est tout simplement magnifique. Étant donné l'absence totale de vent et de vagues, le travail pour l'école s'impose. Films, Wii, lecture, bricolage et repas s'occupent à combler ces longues minutes de navigation. Seul, le fait de ne rien pêcher et ceci malgré nos trois lignes de traine, nous énerve un peu.

Vendredi 25 avril 2014
Ce matin, départ vers 6h du matin pour rejoindre la marina située juste à l'embouchure de la riviere. Nos papiers de sortie en poche, nous prenons la mer et les Fidji: les lagons, le soleil, la chaleur sont au bout d'une semaine de navigation.

Mercredi 23 – Jeudi 24 avril 2014
Acyone a les quilles dans l'eau vers midi mais au moment de mettre le moteur tribord en route, il s'enraille. Après plusieurs minutes le verdict tombe, la pompe d'arrivée du gasoil est endommagée. Le tracteur nous remonte donc sur la cale et la vraie mise a l'eau ne sera que pour demain. Le jeudi, nous sommes enfin au mouillage dans la rivière. Les garçons ont même le temps de travailler pour l'école pendant que Loïc fait le tour des concessionnaires afin de vendre notre voiture. Nous commençons à bien nous organiser à bord. Nous occupons la coque tribord, baptisée territoire belge, les trois garçons dans la cabine avant et nous dormons dans la cabine arrière. Nous recevons également une salle de douche privée. Le grand luxe. Lucas et François occupent la cabine arrière bâbord et Harry la cabine avant dans cette même coque. Hélas, les douaniers qui doivent signer notre autorisation de quitter la Nouvelle-Zélande ne sont plus disponible aujourd'hui, nous devons donc passer la nuit au mouillage.

Mardi 22 avril 2014
Ce soir, nous passons notre dernière nuit à bord de Javelot. Nous sommes un peu émus mais c'est le plan idéal pour terminer notre aventure. Il nous aura conduit au bout de notre rêve de très belle manière avec néanmoins quelques petits moments de stress pour pigmenter ces deux années de bonheur.

Lundi 21 avril 2014
Nous sommes dans les startingblock. Toutes les heures sont comptées. L'école et les cours passent évidemment à la trappe. Notre premier déménagement de bateau à bateau et c'est pas de la tarte car tout ce que l'on apporte sur Alcyone doit immédiatement trouver une place, il n'y a pas un garage ou un grenier pour stocker nos sacs! De plus, Lucas et François ont pris certaines habitudes en occupant à eux deux un cata de 16 mètres! Ils se sont étalés et maintenant on les oblige à se cloitrer dans une seule cabine. Mais aussi, pour assaisonner tout ce remue-ménage, Rob, le nouveau proprio, s'invite à bord du Javelot pour les deux dernières nuits car il a quelques questions de dernières minutes. Il y a donc, de nouveau, certaines questions d'intendance a régler. Entre ces allers-retours du Javelot vers Alcyone, il nous faut également faire l'avitaillement de 8 personnes pour plusieurs semaines, cela fait un nombre impressionnant de kg de pâtes et de riz! Étant la seule femme à bord, j'en prend la direction sans voir les hommes s'y opposer!

Jeudi 17 – Dimanche 20 avril 2014
Il ne nous reste plus qu'une semaine pour vider le Javelot, aider Alcyone a terminer les travaux et faire l'avitaillement pour 7 semaines. Nous prenons tout de même le temps de travailler pour l'école tous les matins, d'aller voir le match amical de hockey entre la Nouvelle-Zélande et l'Australie. Vendredi, nous faisons également un tour à l'hôpital de Whangarei. Et oui, Charly ne l'avait pas encore vu! Cinq points du suture au genou, rien de bien grave. Et Samedi, le Javelot vit sa dernière soirée festive avec les Magnant! Départ programmé ce mercredi 23 avril vers les Fidji à bord d'Alcyone avec François, Lucas et Harry, que des mecs! Que je serais contente de revoir mes copines! Nous serons donc huit à bord d'un Outremer 55, du beau bateau!

Dimanche 13 – Mercredi 16 avril 2014
Nous n'avons jamais fait autant de manœuvres que durant ces quatre jours. Tout d'abord au moteur dans le port: larguer des amarres, manœuvres entre les pontons et les bateaux en utilisant les moteurs tribord et bâbord, s'amarrer aux piliers et ensuite on revient s'accoster au quai. En suite, dans l'embouchure de la rivière à la voile: hisser, affaler, prendre des ris puis un autre, enlever ce ris et encore un, virer, empanner, mouiller... et tout cela en quelques minutes. Explications en long, en large et en travers des parties techniques du bateau: moteurs, guindeau, pompes, désal, gaz, batteries, éoliennes, panneaux solaires, panneau électrique, VHF... Les soirées sont dédiées aux explications plus théoriques: types de mouillages, d'allures, les consignes de sécurités... Installations et démonstrations des différents programmes informatiques maritimes: carte, météo, radar, iridium... Tous, ou quasi tous, les petits secrets du Javelot mis sur la sellette. Et entre ce travail technique, il faut assurer la logistique pour 10 personnes à bord et occuper les 6 enfants. Bref quatre jours à fond, pas de tout repos mais très utiles pour les nouveaux proprios!

Samedi 12 avril 2014
A peine le temps de penser à mon petit papa et nous devons préparer le Javelot pour accueillir ses nouveaux propriétaires. En effet, ils débarquent à 5 pour 4 jours de formation! Nous profitons néanmoins de quelques minutes de libre pour dire au revoir à nos amis de Tribe, qui retournent en Afrique du Sud et pour admirer de nouveaux groupes de chants et de danses Maoris qui se battent à coup de haka pour obtenir le droit de représenter l'ile du nord lors d'une grande compétition nationale.
Dimanche 06- Vendredi 11 avril 2014
Que le temps passe vite! Nous partageons la semaine entre l'école, le hockey, l'envoie de nos 7 colis vers la Belgique, quelques travaux sur le Javelot et un sérieux coup de main sur Alcyone qui se refait une beauté au chantier. Nous assistons, également, mercredi soir à une magnifique représentation d'un groupe de chant maori, vraiment exceptionnel.

Samedi 05 avril 2014
Premier match de championnat pour Loïc et Malou. C'est super chouette de les voir évoluer ensemble et en première division de surcroit. Les sensations reviennent vite sur le terrain comme dans les tribunes. Alcyone, Thélem et Harry sont eux aussi sur le bord du terrain, pour les encourager. A peine le temps d'une douche suivie d'une bière et nous filons sur le Javelot. En effet, Alcyone, Harry et Némo se joignent à nous pour la soirée. Nous nous régalons avec les aventures et l'aïoli de Rémi, encore merci!

Lundi 31 Mars – Vendredi 04 avril 2014
Après des semaines de discussions et de négociations parfois houleuses, heureusement Loïc aime ca, nous avons enfin vendu le Javelot! C'est évidemment un soulagement mais aussi un peu triste car une nouvelle page se tourne. En effet, la vie n'est faite que de recommencements et c'est très bien comme cela. Nous avons trois semaines pour faire nos valises. Nous allons déjà renvoyer des affaires en Belgique pour ne garder que l'indispensable. Nous avons donc passé la semaine à faire des inventaires, des boites, des sacs, quelques reparations afin que le Javelot soit vraiment impeccable. Et après, me direz-vous? Et bien, nous allons continuer notre voyage à bord d'Alcyone, le cata de François et Lucas. Ils ne sont que deux sur un bateau plus grand que le notre et doivent se rendre à Brisbane mi-juin afin d'y prendre un visiteur. Leur planning coïncide parfaitement avec le notre. Nous espérons donc quitter la NZ vers le 23 avril pour nous rendre aux Fidji's, après nous passerons quelques jours en Nouvelle-Calédonie et nous serons dans notre avion le 13 juin avec le porte-feuille renfloué, le pied... Nous allons donc pouvoir profiter à fond des dernières semaines de notre aventure avant de rentrer et de reprendre du service au boulot, au baudouin et avec vous, qui nous avez tellement manqué.

Dimanche 30 Mars 2014
Aujourd'hui, nous assistons à un spectacle hors du commun. Un couple de trapézistes français parcoure les mers depuis une dizaine d'années en proposant un spectacle de cirque sur leur bateau. Les spectateurs se placent sur le pont qui surplombent la marina. Durant 2 fois 20 minutes, nous les admirons pendus dans les haubans ou encore marchant sur la bôme et le tangon. Ces artistes allient force, adresse, délicatesse et humour. Nous passons un très bon et beau moment grâce ce spectacle rafraichissant.

Samedi 29 Mars 2014
Nous passons une matinée plus que tranquille sur notre bateau et nous filons vers 13h au club de hockey pour une après-midi d'animation. En effet, ils inaugurent leur troisième terrain synthétique avant la reprise de la saison la semaine prochaine. Nous assistons à un match d'exhibition en mangeant l'encas local à savoir une saucisse cuite au bbc dans une tranche de pain de mie beurrée!!! Après 4 mois on s'y fait!

Dimanche 23 - Vendredi 28 Mars 2014
Nous profitons calmement et sereinement de ce petit port de Whangarei et des derniers beaux jours d'été. La semaine passe incroyablement vite entre l'école, les entrainements de hockey, les visites du bateau mais surtout les différentes discussions qui s'en suivent, les mails aux futures écoles des enfants ainsi qu'à la commission d'examen, la recherche d'un logement pour juin et les lettres de sollicitation pour nos futurs emplois. J'ai évidement une petite pensée émue, en ce 27 mars, jour d'anniversaire de mon papa.

Samedi 22 Mars 2014
Et oui, c'est de nouveau mon anniversaire! J'ai l'impression que c'était hier ce fameux cap des 40 ans... Et aujourd'hui, c'est déjà 41, il va falloir faire quelque chose pour arrêter ce temps qui file bien trop vite à mon gout! Merci pour tous vos messages de soutien! Nous passons la journée à préparer le bateau et un délicieux repas car il y a du monde sur le Javelot ce soir. François et Lucas ainsi que Jérôme, Agathe et la petite Azaé se joignent à nous pour l'occasion. Nous passons une très bonne soirée. Nous nous régalons d'une tajine aux abricots préparée par Loïc en personne et de très bons vins Néo-Z. Merci également à Agathe de nous avoir fait gouter des ormeaux, de délicieux coquillages locaux.

Mercredi 19 – Vendredi 21 Mars 2014
Ecole, hockey, rangement du Javelot en vue d'une nouvelle visite la semaine prochaine et cette semaine passe tout en douceur et en calme. Cela faisait longtemps. TOP

Mardi 18 Mars 2014
Que c’est agréable d’être chez soi! Petit-déj au soleil, dans le cockpit, rien de tel! Aujourd’hui, il n’y a pas de cours. Nous rangeons le bateau, la voiture et la remorque afin de la rendre à son proprio demain. En après-midi, nous allons nous défouler sur le terrain de hockey, ça aussi cela fait un bien fou. Malou et Loïc repartent même en soirée pour participer à l’entraînement de l’équipe première!
Lundi 17 Mars 2014
Nous quittons le camping vers 10h, nous tenons tous à retourner au musée Te Papa de Wellington. Durant 2h, nous nous promenons parmi de magnifiques objets maoris, des animaux empaillés, des anciennes photos… Ce musée est un régal pour les yeux mais aussi pour les mains et pour les oreilles, ce qui est appréciable quand on y vient avec des enfants. Il y a des tableaux explicatifs, plus ludiques les uns que les autres. Des films d’animation viennent compléter les textes et les audios. Ce musée est tout simplement très bien pensé mais surtout parfaitement réalisé. Nous quittons la capitale après le lunch et comme d’un commun accord nous décidons de remonter d’une traite chez nous. Apres plus d’un mois de route, nous en avons un peu marre de planter, plier, ranger, piqueniquer tous les jours. Un peu de stabilité que diable… 800km nous séparent de notre Javelot et nous serons donc a Whangarei dans la nuit.

Dimanche 16 Mars 2014
C’est sous la pluie que nous quittons ce très sympathique camping en direction de Picton. Avant le ferry, nous faisons un petit saut dans un sanctuaire qui accueille des animaux en difficulté. Nous avons donc l’occasion d’approcher de très près un petit pingouin bleu, des Gekos d’un vert étincelant, des Tuataras brun camouflage et des perroquets multicolores. Nous sommes dans la file du ferry vers 13h et confortablement installés dans les fauteuils à 14h pour le départ. A l’encontre de toutes les prévisions, la mer est relativement calme et la traversée n’est qu’une formalité. Juste le temps de rejoindre notre cabine et vent, pluie se précipitent sur Wellington. La tempête tant attendue n’est arrivée qu’en soirée!

Samedi 15 Mars 2014
Nous démontons nos tentes et sommes déjà en route vers 10h. Nous roulons vers Haverlock. Ce petit village s'est auto-proclamé « Capitale mondiale de la moule verte ». Nous nous promenons en ville et nous arrêtons dans un bar-resto à l'accens tres local. Les moules ont effectivement une coquille bien verte, elles sont très grandes et bonnes. Hélas, nous sommes mal habitués. En effet, nos petites moules meunières de Zélande accompagnées de vraies frites belges sont un véritable délice. Bref, on préfère les nôtres, plus petites et plus tendres! En après-midi, nous arrivons dans un sympathique camping. Juste le temps de faire le tour du propriétaire ainsi que de ses quelques animaux et les premières goutes de pluies se font sentir. Nous nous réfugions vite dans notre cabinecar le temps est de plus en plus menaçant. Film, internet, sieste, jeux de société nous permettront de passer l'après-midi au sec. Une petite tempête est même annoncée pour demain. Pas de chance pour nous, car c'est justement demain que nous traversons le détroit de Cook, déjà pas évident en temps normal... On verra cela!

Vendredi 14 Mars 2014
Nous travaillons pour l'école, déjeunons et partons à l'assaut des greens de golf. Hélas, à part les greens qui sont verts, la couleur des terrains tire plutôt sur le jaune cramé, ce qui rend l'ensemble nettement moins beau et harmonieux que de coutume. A 5h, nous avons rendez-vous au clos Marguerite pour une visite. Nous avons été mis en contact par Anne de Nelson. Ce qui est sympa c'est qu'il s'agit d'un vignoble tenu par une famille belge. Normalement, ils ne sont pas ouverts au public mais ils feront une exception pour nous. Entre-temps, nous nous arrêtons chez Yealands Estate, un des vignobles les plus grands et les plus connus de Nouvelle-Zélande. A l'heure dite, nous sommes chaleureusement accueillis par Jean-Charles et Marguerite. Nous passons presque une heure à parcourir les vignes, en nous délectant des explications de son propriétaire. Nous sommes impressionnés par son parcours: agronomie en Belgique, œnologie en France. Cette famille a su prendre des risques pour venir créer de toute pièce sa propre exploitation de l'autre coté du monde. Un bel exemple d'ambition, de passion et de réussite. Pendant que nous discutons et apprenons des des choses passionnantes avec Jean-Charles, Marguerite nous prépare un délicieux repas. Nous sommes donc invités à rester manger. Les conversations s'enchainent autour d'un délicieux jus de raisins, frais pour les enfants et fermenté pour nous. Nous échangeons nos expériences. Jean-Charles étant également un marin ainsi qu'un baroudeur des mers et Marguerite une professionnelle de l'éducation en Belgique comme ici. Nous en apprenons donc aussi d'avantage sur le système scolaire de ce pays. Ce n'est que tard que nous rejoignons nos tentes, encore plus riche de rencontres et de connaissances.

Jeudi 13 Mars 2014
Nous n'avions pas imaginé que le bruit des vagues se cassant sur la plage pouvait être aussi puissant, surtout la nuit. On avons vraiment eu l'impression de dormir à coté d'une autoroute. Nous petit-déjeunons et nous levons le camps assez vite. Les conditions ne nous permettent pas de travailler pour l'école de façon efficace. Il ne nous faut pas très longtemps pour atteindre la petite ville de Blenheim. Nous sommes en plein cœur de la région du Malborough, dans laquelle une centaine de vignobles se partagent ces terres chaudes. Contrairement aux vignes de France qui ne peuvent recevoir aucune goutte d'eau autre que la pluie ici toutes les vignes sont irriguées par un système de goutes à goutes. Ce qui les rend étrangement vertes parmi toute ces terres brulées en cette fin d'été. Nous arrivons au camping de Blenheim déjà vers midi. Les tentes sont à peines pliées que nous devons déjà les remonter... Nous nous récompenser de tant d'efforts, direction une fabrique de chocolat. Et parole d'amateurs, ces chocolats là sont excellents! Évidement pas aussi bon que Neuhaus et bien sûr Mary mais pas mal du tout. Nous repartons, chocolats sous le bras vers le vignoble Allan Scott. Nous nous posons, l'instant d'un lunch agréable, au soleil sur une magnifique terrasse au milieu des vignes. Dans le jardin, un jeu d'échec géant occupe intelligemment les enfants. Juste parfait. Les plats sont recherchés et délicieux. Nous gouttons les bulles locales, un Chardonnay et un pinot gris. Nous nous promenons encore un peu parmi les vignobles, à pieds comme en voiture et retournons doucement au campement.

Mercredi 12 Mars 2014
Nous travaillons pour l'école et quittons le motel avec notre picnic. Une promenade de 3 heures nous attend autour de la péninsule de Kaikoura. Cette ville se trouve sur le principal itinéraire de migration de 14 espèces de baleines et de dauphins, une sorte d'autoroute sous-marine. Les baleines y sont visibles toute l'année. De nombreuses excusions sont proposées. En avion, en hélicoptère ou en bateau mais hélas à 5, la facture est trop élevée pour notre budget. De plus, nous avons déjà eu la chance d'en croiser lors de notre voyage. Nous nous promenons le long des falaises en observant la mer, la faune et la flore. Nous apercevons des dauphins énormément de phoques, de nombreux oiseaux mais pas de baleines. Pourtant elles doivent être présentes car les hélicos tournent sans arrêt au-dessus de l'eau. La promenade est ludique et agréable. Le temps est sec mais couvert. Hélas, il y a un peu trop de monde sur le sentier, nous sommes nous aussi sur une autoroute de touristes. Kaikoura est aussi réputée pour ces fruits de mer. En maori, Kai signifie nourriture et Koura langouste, c'est tout dire. Un grand nombre de restos propose ces délicieux crustacés mais c'est au bord de la route, dans une petite roulotte, que nous y gouterons. Elles y sont tout aussi bonnes mais surtout moins chères car moins bien accompagnées, assiette et couverts en plastique. Nous remontons en voiture afin de continuer notre route vers le Nord, en effet, notre bateau pour l'ile du Nord est réservé pour dimanche. Nous nous arrêtons dans un camping du département de conservation. Cet organisme qui gère les resserves naturelles de Nouvelle-Zélande met à disposition de très beaux sites de campements dans tout le pays pour quelques dollars mais il n'y a aucun confort à part des toilettes. Ceci dit en passant, il y a de nombreuses toilettes publiques en Nouvelle-Zélande et toujours propres. Pour les hommes ce n'est probablement pas très parlant mais les filles sauront apprécier le détail. Nous sortons donc notre réchaud et notre table pliante. La vue sur la mer et les falaises est absolument magnifique. Nous mangeons assez tôt pour profiter du soleil et à 7h30 nous nous engouffrons tous les 5 dans la tente des enfants pour un monopoli, heureusement sur tablette.

Mardi 11 Mars 2014
Nous quittons le camping en début d'après-midi en ayant bien profité des installations. Nous roulons une centaine de kilomètres parmi un paysage desséché, aride, jaune et brulé ou seules les parcelles arrosées survivent. Les montagnes omni-présentes forment arrière-plan. Nous nous arrêtons dans la charmante petite ville de Kaikoura, toujours sur la cote Est de l'ile du Sud. Nous resservons un chouette logement. Il s'agit carrément un petit appartement, deux chambres, une salle de douche, une cuisine, un salon et ceci pour deux fois rien. Nous retrouvons même les fameux lits chauffants tant appréciés à Auckland. Nous nous promenons dans cette petite ville en compagnie d'une légère pluie. Chose curieuse ici, à 16h31 tous les magasins ferment. Les néo-zélandais mangent super tôt et à 20h30 il n'y a plus personnes en rue. Nous retournons dans nos appartements et nous apprécions le fait de pouvoir cuisiner et se doucher sans devoir partager les installations.

Lundi 10 Mars 2014
Après 4 jours d'intrusion, nous levons le camps vers Hanmer Springs. Nous remercions et nous disons au revoir à cette charmante petite famille Néo-zélandaise vers 11h. Nous serions extrêmement ravis de pouvoir les accueillir, un jour, chez nous en Belgique. Le soleil brille à nouveau de mille feux rendant la nature et les paysages nettement plus spectaculaires. Nous roulons à travers la campagne, les plaines, les champs et les prés pour atteindre le petit village de Hanmer Spring en début d'après-midi. Celui-ci est réputé, depuis le 19eme siècle, pour ses stations thermales et ses spas qui jaillissent des sources d'eau chaude toutes proches. Nous trouvons un très sympathique camping dans la foret. Après avoir dressé nos tentes, nous partons faire un petit tour en ville. Nous sommes un peu déçus par les différents possibilités et surtout par les prix proposés afin de profiter de ces eaux thermales. Nous reportons donc ces activités pour Rotorua dans l'ile du Nord.

Dimanche 09 Mars 2014
Après avoir passé la matinée à échanger nos vies autour d'un bon petit déjeuner et de plusieurs cafés, nous partons à la découverte de la péninsule de Banks. Hélas, le soleil n'est pas de la partie, ce qui rend le spectacle moins palpitant. Néanmoins, de beaux panoramas s'offrent à nous. Nous déambulons ainsi le long de petites routes de montagnes pour atteindre Akaroa. Cette petite colonie naquit en 1838 lorsqu'un baleinier français vint mouiller devant son rivage. Cette ville a gardé un coté bien français, ce qui se voit encore aujourd'hui dans ses enseignes et ses noms de rues. Nous terminons cette journée dans un petit resto portugais, autour d'un bon poulet grillé!

Samedi 08 Mars 2014
Aujourd'hui, nous avons loué des vélos et nous partons à l'assaut de la périphérie. Nous sommes à nouveau sous le choc. Nous traversons des zones entièrement dévastées. Les rues et les trottoirs sont éventrés. Des centaines d'habitations sont laissées à l'abandon. Dans certains quartiers, il n'y a plus âmes qui vivent. Un grand nombre d'habitants ont carrément quitté la région en abandonnant leur logement. Ce qui nous donne une impression morbide et choquante. Skye, l'ainée de la famille, qui nous accompagne, nous raconte qu'à son école, il n'y a plus que cent élèves pour 300 avant la tremblement de terre. Après deux heures d'effort, nous arrivons au bord de l'eau. Nous longeons la côte pour ensuite remettre le cas sur la ville. Nous terminons cette journée par un bbc. Nous passons la soirée à parler, forcément du séisme mais aussi de notre voyage. Nous comparons nos modes de vies. Ces échanges restent, toujours en encore, super intéressants et enrichissants, à nos yeux.

Vendredi 07 Mars 2014
Après avoir profité de la matinée pour travailler pour l'école, nous nous dirigeons vers le centre ville. Nous sommes très impressionnés de voir autant de dégâts trois ans après le séisme. La ville est amputée de centaines de bâtiments. Forcément, les anciennes demeures et les vieux monuments n'ont pas tenus le choc. Soit ils sont détruits, soit ils sont embrigadés par des barrières en vue d'une expertise, soit ils sont en cours de rénovation et donc entourés d'échafaudages. Il y a énormément de routes fermées ou en sens unique, ce qui rend la circulation en voiture compliquée. Dans l'urgence, des centaines de contenaires ont été placés le long des façades qui menaçaient de s'effondrer mais aussi le long des routes qui longent les falaises et les roches fragilisées. A tous les carrefours, des ouvriers s'affairent. Les couleurs dominantes sont le jaune et l'orange fluo. Nous avons l'impression de circuler dans une ville qui sortirait d'une guerre civile sauf que les personnes sont étrangement de bonne humeur. Le centre ville est déclaré « red zone ». Les immeubles qui restent debout sont inoccupés. Nous parcourrons ainsi la ville à pied avec un étrange sentiment de désolation. Le centre de la ville dispose d'un petit mémorial en l'honneur des 180 victimes. Nous arrivons ainsi dans une zone piétonne où un grand nombre de containers peints en couleur accueillent des magasins, des snacks, des librairies et même une banque. Il y a beaucoup d'animation. On trouverait cet endroit presque beau. C'est la première fois que nous sommes ainsi confrontés à un tel malheur collectif, et bien évidement l'appareil photo reste au fond du sac. En fin d'après-midi, nous avons rendez-vous avec Michèle et Jean-Pierre, d'anciens collègues de Bracops, aujourd'hui retraités qui en profitent pour courir le monde. C'est par un très chouette hasard et grâce au net que nous nous retrouvons pour une soirée au bout du monde. Nous parlons de notre voyage, des leurs et de l'école évidement... Nous avons passé une très bonne soirée, merci à vous deux et au plaisir de se revoir en Belgique!

Jeudi 06 Mars 2014
Le soleil et avec lui un peu de chaleur sont revenus afin de nous accompagner vers Christchurch. Il s'agit de la ville la plus importante de l'ile du sud. Nous longeons la côte en passant par de charmantes petites bourgades qui ont su garder leur caractère colonial. Nous ne trainons pas trop car nous sommes attendus en fin d'après-midi pour un bbc chez une famille de Christchurch, rencontrée lors de notre passage aux Iles Cook. Ils étaient en vacances à Rarotonga et nous ont accosté au port, étant eux-mêmes très intéressés par un voyage en famille et en voilier. Mais pour l'instant, ils ont d'autres chats à fouetter! En effet, leur maison a complétement été détruite lors du tremblement de terre de 2011. Ils vivent, actuellement, dans un ingénieux container en attendant la fin des travaux de leur nouvelle maison. Malgré ces conditions difficiles, ils nous accueillent super gentiment dans leur jardin pour quelques jours. Ils ont trois charmantes petites filles, qui ne mettent pas très longtemps à jouer à la garçonne avec nos trois bandits. Nous passons la soirée à nous découvrir et nous ouvrons grand les oreilles quand ils nous racontent et nous décrivent ces quelques secondes qui ont changés leur vie.

Mercredi 05 Mars 2014
Aujourd'hui, tous nos plans tombent à l'eau! Notre ballade le long du lac Pukaki, le picnic, la petite rando pour monter sur le mont John. Les magnifiques photos du mont Cook, le plus haut sommet de Nouvelle-Zélande et même d'Australie. Et oui, il pleut toujours.... Nous nous arrêtons en fin de journée dans la petite ville de Géraldine, où nous faisons les magasins afin d'éviter d'être trempés. On achète de très bonnes confitures, on fait un arrêt remarqué dans une boutique de chocolat. Nous nous attardons dans les magasins de souvenirs... Et oui tout arrive! Pour nous remonter le moral, nous entrons dans un bon petit resto... Mais surtout il y a dans cette petite ville un cinéma d'un autre temps. Il n'y a qu'une séance par jour, à 19h30, dans une ancienne salle de spectacle. Nous sommes accueillis par un passionné qui nous conduit lui-même à nos places. De véritables sofas, hyper confortables avec des plaids bien chauds nous attendent. Mais on ne risque pas de s'endormir avec le film proposé ce soir: Captain Phillips. Quel stress, heureusement que l'on ne doit pas passer par les côtes Somaliennes avec le Javelot.

Mardi 04 Mars 2014
C'est toujours sous la pluie et dans le vent que nous quittons le camping en matinée. Aujourd'hui et pour quelques jours nous quittons la côte Est pour faire une petite intrusion à l'intérieur des terres. Nous pénétrons dans la région appelée Canterbury. Nous sommes à nouveau bien étonnés par le changement de paysage et de climat qui survient sur quelques kilomètres à peine. Plus une goutte de pluie mais beaucoup de vent et un froid piquant. Nous nous approchons des montagnes et de leur sommet enneigé. Maintenant, ce n'est plus la pluie qui nous empêchera de camper mais bien les températures approchant le 0°C la nuit. Le paysage est austère, toutes les plaines sont brulées. Le jaune-brun reprend la domination des couleurs. Plus un champs, aucune foret mais uniquement des pâturages, qu'il faut arroser et qui abritent, vous l'aurez deviné, des centaines vaches et moutons. Les collines sont dégarnies et les montagnes brutes terminent ce paysage quasi désertique. Nous sommes dans une région de lacs et rivières. Celles-ci descendent directement des glaciers des alpes du Sud. L'attraction du jour est le nombre impressionnant de barrages hydroélectriques qui fournissent quasi la totalité de l'électricité du pays. Des travaux gigantesques grâce aux quels 80% de l'énergie de Nouvelle-Zélande est renouvelable. Nous en profitons pour faire une petite leçon grandeur nature des différentes centrales qui existent de part le monde. Nous trouvons une cabine dans la petite ville de Twizel dans laquelle nous mettons le chauffage à fond, surtout depuis que l'on sait que c'est du bio!!!

Lundi 03 Mars 2014
Il a plut une grande partie de la nuit. Heureusement nos tentes sont bien étanches mais lorsqu'il faut s'extirper de là en pyjama pour aller au petit coin, on regrette le confort du Javelot. Nous courons dans les salles communes afin de petit-déjeuner et de travailler en espérant que la pluie cesse. Mais deux heures plus tard rien de change et pour la première fois nous démontons sous la pluie... Pas drôle. On ne fait plus vraiment rêver depuis quelques jours, pas vrai? Une fois la remorque rangée, on ne réfugie dans la voiture. Nous continuons notre route vers le Nord. Nous avons à peine 100km à parcourir aujourd'hui. Nous avons d'ores et déjà réservé une cabine pour ce soir. Pour notre première halte de l'après-midi, le soleil est réapparu et c'est tant mieux. Nous sommes à Moeraki. Un ensemble de gros rochers sphériques éparpillés sur une magnifique plage comme des billes d'un enfant géant. Un régal pour les photos. On pose, on s'amuse, on court, on saute... Que du bonheur. Un peu plus loin, une nouvelle halte pour observer dans pingouins et des phoques. Bon comme disent les enfants, on en a déjà vus plein... Seraient-ils blasés? Y a-t-il un chat ou un chien pour les amuser? Vers 15h, nous arrivons dans la petite ville d'Oamaru. Cette ville abrite la plus grande quantité d'édifices classés de Nouvelle-Zélande. Ces superbes bâtiments victoriens aux imposantes colonnes et aux riches ornements offrent un spectacle rare. Un grand nombre de ces bâtiments centenaires, construits dans la pierre locale, bordent l'artère principale. On se projette facilement plus de cent ans en arrière, en imaginant les calèches et les chevaux arpentant ces larges avenues. Le tout se trouve dans un très bon état et abrite un grand nombre d'artisans, d'antiquaires et autres cafes-restaurants. Ce n'est que vers 6h que nous prenons possession de notre cabine, sorte de maison de jardin en bois avec 5 lits et dans ce cas-ci nous avons le luxe d'avoir une table, des chaises et même un frigo. Ce camping est très propre avec des communs impeccables et un accueil parfait.

Dimanche 02 Mars 2014
Après l'école, nous partons à la découverte de la péninsule d'Otago. Nous commençons notre exploration par la visite d'un petit musée à Portobello sur l'histoire de la péninsule depuis le début de la colonisation. Le plus intéressant, pour nous, se trouve tout au bout de ce bras de terre. En effet, il y a là la seule colonie continentale d'albatros royaux du monde. Cette colonie est surveillée et protégée depuis 1937. Grâce à la visite guidée du centre, nous y apprendrons des tas de choses super intéressantes sur ce magnifique oiseaux marins mais surtout nous aurons la chance d'approcher la colonie de très près en nous camouflant dans un observatoire. Nous sommes justement à une très bonne période de l'année car de janvier à mars un des deux parents surveille en permanence son rejeton pendant que l'autre cherche de la nourriture. En effet, nous voyons au sol dans leur nid, les oisillons et dans les airs les parents. Quel magnifique spectacle que le vol de ce voilier de plus de trois mètres d'envergure. Infiniment gracieux, ils plongent, virent, planent et s'élèvent en bougeant à peine leur ailles. Quelques trente couples, associés pour la vie, nichent ici et font leur tour du monde à une vitesse de 110km/h pour revenir au même endroit tous les deux ans pour pondre un œuf. On les appelle des voiliers mais il nous semble qu'avions serait plus judicieux. Une baie plus loin, nous avons à nouveau la chance d'apercevoir, des pingouins ainsi que des phoques. Nous terminons la visite de la péninsule sous la pluie. De retour au camping, il pleut toujours. Nous courons entre les gouttes de la tentes, aux sanitaires, aux cuisines et à la salle de jeux, qui comprend un billard, un kicker, une table de ping-pong. Nous profitons d'une courte accalmie pour rejoindre nos plumes. Pas marrant le camping sous la pluie mais nous nous consolons avec des images de ces magnifiques oiseaux en tête!

Samedi 01 Mars 2014
Nous quittons le camping vers 11h direction Dunedin. Nous passons tout l'après-midi à arpenter cette petite ville universitaire fort sympathique. Dunedin, fut jadis la plus riche et la plus peuplée de Nouvelle-Zélande. Dans les années 1860, avec la découverte de l'or de l'Otago, elle devient rapidement le centre financier du pays. Les immigrants y débarquent du monde entier, les compagnies nationales y installent leur siège, l'industrie et les chantiers prospères. On vit naitre ici la première université du pays, la première école de médecine, les premiers tramways électriques, le premier quotidien national et enfin le premier téléphérique après les États-Unis. Avec la prospérité naissent les saloons, les pubs et les maisons closes. Les Écossais, très nombreux à cette époque, ont laissé leur empreinte sur la ville. Elle se remarque dans l'architecture, dans les noms de rue mais aussi dans son ambiance générale. Maintenant, c'est le grand nombre d'étudiants qui rend la ville vivante de jour comme de nuit. Étant donné, que nous n'avons pas vu une goutte de pluie de l'après-midi, nous hissons nos tentes. En suite, direction les cuisines communes pour la préparation du repas. Je ne l'ai pas encore dit mais le fait de partager cette pièce facilite évidemment les rencontres. Nous croisons des voyageurs du monde entier. Beaucoup d'Européens, en grande majorité des Allemands. Il y a deux grands profils de touristes sur les routes. Des jeunes, je veux dire très jeunes, sous la barre des 25 ans, en groupe ou en couple, qui s'offrent un grand voyage avant de commencer la vie active. Ceux-ci voyagent souvent en mini-van. Enfin, les éternels pensionnés, qui ont du temps et de l'argent. Ils louent de beaux, grands et chers mobile-homes. Nous n'avons pas rencontré de Néo-zélandais, à part à Nelson mais nous avions été mis en contact via une amie Belge. En un mois de route, nous n'avons pas fait de rencontres marquantes, comparées à nos amis les marins. Ces cuisines communes sont généralement bien équipées: cuisinière, fours traditionnels et micro-ondes, bouilloires électriques, grille pain, tables, chaises mais il faut à chaque fois prévoir ses casseroles, assiettes, couverts ainsi que de quoi faire la vaisselles. Nous passons une très bonne nuit.



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by Dr. Radut.